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Au volant de la nouvelle BMW Série 5

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Au volant de la nouvelle BMW Série 5

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Retractable Fastback, la nouvelle MX-5

Nous avons bravé les éléments pour essayer deux déclinaisons de la nouvelle Série 5 sur les routes de la Vallée de Douro (près de Porto au Portugal, ignares). La pluie et le vent n’ont pu nous empêcher de conduire à la fois la 530d puis la 540i, deux beaux 6 cylindres musclés. Très bien loties côté assistances et conduite semi-autonome, nous avons pourtant préféré les conduire nous-mêmes. Une question de plaisir.

1

Pas touche au design

La Série 5 fait partie de ces icônes de l’automobile moderne et la « G30 » est la septième génération du modèle. Elle fête ses 45 ans et approche les 8 millions de véhicules vendus. Une carrière et une longévité exceptionnelle qui expliquent pourquoi l’évolution stylistique est mineure. Disons… Disons que c’est une remise au goût du jour. La ligne de caisse prend un coup de serpe et emmène toujours les poignées sur sa ligne. Au niveau de l’avant et c’est une révolution – le dessin des feux rejoint la double calandre. Quelle audace ! Enfin, on note aussi l’arrivée d’une prise d’air empruntée à la Série 7 sur l’arrière des ailes avant. Et c’est à peu près tout. L’originalité est absente, mais pour autant elle est très élégante et bien dans son temps. Du côté de ce qui se voit moins, elle subit un régime à l’aluminium et au magnesium pour un résultat dont le docteur Dukan serait fier : -100 kilos.

2

Dedans, comme dans une Série 7

Un an après la nouvelle Série 7, la Série 5 profite forcement des mêmes technologies et du raffinement de son ainée. A l’intérieur tout n’est que cuir et aluminium, si on excepte les inserts de bois verni d’une autre époque. Mais bon… Ca doit plaire. L’habitacle est d’une qualité exceptionnelle, aussi beau que confortable. La sellerie digne d’un canapé de créateur est dotée de trop nombreux réglages pour en faire la liste, mais du coup on peut ajuster les sièges au millimètre. Faut juste avoir un peu de temps. L’écran central en position haute mesure toujours 10,25 pouces de long mais il est désormais tactile.

Que les aficionados de la molette iDrive n’aient crainte, celle-ci est toujours présente. Ainsi que les commandes vocales… Et gestuelles, comme sur la Série 7. Plus un gadget qu’autre chose, la commande par geste interprète parfois des mouvements de main qui ne lui étaient pas destinés. Mais augmenter ou baisser le volume de la musique du bout des doigts, ça reste la grande classe. Plus bas sur la console centrale, les commandes de climatisation sont désormais pilotées via un écran tactile, elles aussi. Ce nouvel intérieur, mis à jour, fait un sans faute. Confort, pratique, luxueux… N’en jetez plus.

3

Conduire ou se faire conduire ?

Grande berline routière dotée des dernières technologies d’assistance, la question se pose, qui conduit ? Le socle technologique de cette nouvelle Série 5 est certainement équivalent à celui d’une Tesla. Elle pourrait le faire, le pilotage automatique. Elle est bardée de capteurs et de caméras, en témoigne la bird view à 360 degrès qui reconstitue avec les images des caméras grand angle l’environnement de l’auto, comme si on se tenait à l’extérieur de celle-ci. Elle pourrait le faire, elle a déjà un régulateur adaptatif et le maintien de ligne, elle sait seule prendre en main la direction pour maintenir l’auto en courbe quand on retire nos mains du volant. Mais voilà, en Europe, BMW se limite à ce qui est préconisé, ou plutôt autorisé par le cadre légal. Donc la Série 5 bipe après quelques secondes de conduite sans les mains. Seul le mode embouteillage, à basse vitesse, sera plus compréhensif. Dès lors, pas le choix : il faut conduire. Et nous ne nous sommes pas privés.

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Sur route, 530d vs. 540i

Deux Séries 5, les deux gros moulins disponibles en attendant la M550i et la future M5, soient 265ch et 620Nm de couple pour la 530d et 340ch / 450Nm pour la 540i. Deux xDrive. Deux boites auto ZF à 8 huit rapports. Deux philosophies. Un gros diesel coupleux, une essence généreuse. On aurait pu plus mal tomber. On a commencé avec la 530d. Ce qui nous a frappé dès que la circulation s’est fluidifiée, c’est le sentiment de légèreté que procure l’auto. Son comportement n’est pas celui d’une lourde berline, mais plutôt proche du segment inférieur. Enfin inférieur, on se comprend. Disons, une Série 3. La Série 5 profite vraiment de son amaigrissement et des progrès réalisés entre deux générations. Et le xDrive… Tellement efficace. Rien ne semble pouvoir échapper au grip de l’auto ainsi équipée. Avec son couple de camion, les insertions et les reprises sont un vrai bonheur.

Il ne lui manque que le son. Et peut-être un freinage plus mordant, au moins au niveau du ressenti pédale. Et que dire de la 540i… Une fois le mode Sport activé, ce n’est plus une grande routière mais bien une berline sportive. Le sentiment de précision et de légèreté est encore exacerbé. Les rapports s’enchainent sans qu’on ne les sentent passer et aux palettes, ils s’enchainent dans l’instant. En essayant d’oublier le turbo, on entendrait presque le 6 cylindres rugir à l’attaque dans les petites routes qui serpentent le long du Douro. On sert le large cerceau et on maltraite les second et troisième rapports de boite. On constate en parallèle que le freinage est plus franc que sur la 530d. Pas étonnant, notre modèle d’essai est équipé des freins Sport. Un large sourire sur le visage, on se dit qu’attendre les prochaines M550i et la future M5 sera un poil long… Mais que ces autos sont dynamiques, pour des routières…

Si l’on voulait résumer avec une formule facile, on pourrait dire que la Série 5 nouvelle concilie l’habilitabilité et le luxe intérieur de la Série 7 avec le comportement routier et la maniabilité d’une Série 3. En vrai, on ne serait pas loin de la vérité.

Constructeur automobile : BMW

BMW

Constructeur bavarois né en 1916, BMW produit depuis ce jour des véhicules en cultivant une certaine image de la sportivité, que ce soit au travers de ses modèles de série mais aussi en développant de nombreux programmes compétition.

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