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Le Tour Auto 2018 avec Ari Vatanen et les ouvreurs en BMW

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Le Tour Auto 2018 avec Ari Vatanen et les ouvreurs en BMW

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Caterham Academy ’18, la course de côte !

Il y a eu 239 équipages qui ont fait le Tour Auto cette année. Et puis il y avait les blogueurs et photographes passionnés qui le suivent, pour le raconter. Et enfin il y avait nous, les chanceux parmi les chanceux, pour vivre le Tour Auto une heure avant tout le monde, avec BMW et les ouvreurs… Tellement chanceux même, qu'après une journée à ouvrir la route en BMW M240i, j'ai changé de place pour jouer le co-pilote de Monsieur Ari Vatanen, dans la nouvelle BMW M5. Si, si, c'est vrai.

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Le Tour Auto

Comme chaque année, le Tour Auto change son parcours et pour cette 27eme édition, les concurrents s’il partent toujours du Grand Palais à Paris, avaient pour destination finale Nice. Les étapes quotidiennes étaient Besançon, Megève, Avignon et Aix-en-Provence. Comme chaque année les équipages pouvaient s’inscrire en compétition ou en régularité. Et comme chaque année, chaque journée comptait en moyenne 500 kilomètres de liaison au roadbook (sans GPS donc), une épreuve sur circuit et plusieurs spéciales sur route fermée. Chaque soir tous les participants rejoignent le Parc Fermé où les véhicules sont alors tous à la disposition des équipes d’assistance, pour réparer petits et gros bobos. Et pour le plus grand bonheur des spectateurs, le Parc Fermé est ouvert au public qui peut alors déambuler entre toutes les voitures et voir les mécanos à l’œuvre. Ça sent l’essence, l’huile et la bière, les équipages partagent leurs émotions du jour, c’est un chouette moment à vivre.

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Le TAO avec BMW

Oui alors quand on passe un peu de temps au cœur de l’événement on ne dit plus Tour Auto, trop long, on n’a jamais dit Tour Auto Optic 2000 » non plus, trop sponso, mais on dit TAO. On fait comme tout le monde. Et si j’ai pu y prendre part cette année, c’est à l’invitation de BMW. La marque fournit près de 40 véhicules pour l’organisation. Et elle fournit surtout les véhicules des ouvreurs. Et comme c’est le TAO, elle fournit même la crème de la crème de ses sportives. BMW M3, M4, M5… Ça chante à l’avant du convoi !! La nouvelle M5 à peine dispo, elle est déjà la voiture des pilotes ouvreurs. C’est à son bord que François Chatriot et Ari Vatanen établissent les chronos de référence sur les spéciales comme sur les circuits. Et pour suivre ce petit monde, nous héritons d’une BMW M240i. Si elle n’a pas les chevaux ou la notoriété de ses consœurs, elle est parfaitement dimensionnée pour notre Tour Auto avec sa transmission xDrive et ses 340 chevaux, on ne boude pas notre plaisir à son volant. Son 6 cylindres de 3L la fait chanter comme il faut, on l’adore.

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Mon Tour Auto avec les ouvreurs en BMW M240i

Arrivé à Avignon jeudi soir, je ferai donc parti du convoi des ouvreurs vendredi, entre Avignon et Aix-en-Provence. Ouvreur, comme son nom l’indique, signifie « celui qui ouvre ». La route. Celui qui ouvre la route. Notre planning est assez simple, on fait tout comme les engagés, une heure avant. Le but est aussi simple ; s’assurer que la route est conforme à ce qu’elle doit être, telle que décrite dans le roadbook officiel, le meilleur ami des co-pilotes du Tour Auto. Cette bible de centaines de pages détaille les liaisons, intersection après intersection. Et pas question pour les engagés de tricher en branchant le GPS sur la prochaine étape, car les points de contrôle de régularité, disséminés sur l’itinéraire, ne sont bien évidemment, pas indiqués. Donc on fait la route comme les participants, au roadbook, en relevant les embuches comme une déviation, un éboulis, une route fermée… De même sur les spéciales, sur la route fermée, on prend garde à rapporter aux commissaires les pierres sur la route ou les zones glissantes quand il y en a. Mais le plus clair du temps, on essaie simplement de suivre le rythme car les ouvreurs, quand ils roulent, ils ne font pas semblant.

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Au volant pour les spéciales

L’avantage d’être dans ce convoi, c’est que l’on profite des spéciales pour les faire. Une fois passées les M5 des pilotes, c’est à notre tour de profiter de la route pour nous tout seul. Enfin pouvoir rouler sur une route vraiment fermée… Quel bonheur !! Le commissaire nous indique notre départ et après les 5 bips du chrono, on s’élance à fond. Jusqu’au premier freinage. ESP OFF pour pouvoir remettre les gaz plus tôt dans les épingles, le kiff est total sur notre spéciale d’une dizaine de kilomètres sur les hauteurs de Sault. Pouvoir prendre des trajectoires sur ces petites routes, ça fait vite de bons souvenirs… Et la durée est juste parfaite pour rester concentré et profiter, sans que cela ne devienne trop long.

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Hot Hot Lap en BMW M5 au Castellet

Et comme on arrive en avance sur les spéciales, on arrive aussi en avance sur les circuits… Vous voyez où je veux en venir. Le Paul Ricard au Castellet pour nous tout seul. Et plutôt que de faire quelques tours seul sur ce tracé que je ne connais pas dans notre BMW M240i, je demande à François Chatriot, pilote ouvreur en BMW M5, si je peux l’accompagner en passager. Et comme il est sympa, il dit oui. Nous voilà parti pour quelques tours sur le 3.8 accompagné des 600 chevaux et des 1800 kilos de la M5… François cherche d’abord les limites de la motricité sur les premières courbes et trouve rapidement le meilleur compromis pour passer les chevaux au sol. Vient alors le deuxième objectif : rattraper la M3 CS qui est parti un peu avant nous sur le tracé du Paul Ricard. Ça ne prendra pas bien longtemps et nous sommes rapidement derrière elle. Au freinage suivant, nous sommes même devant elle. Et après la ligne droite qui suit, elle est toute petite dans notre rétro. Entre le pilote derrière le volant et le mode sport M xDrive de la transmission, il n’y a pas eu match alors que je pensais vraiment que l’agilité de la M3 lui permettrait de s’en sortir. En tout cas, on s’est bien marré. Après une dernière liaison entre Le Castellet et Aix-en-Provence, cette journée d’immersion prend fin après 500 kilomètres menés tambour battant. Pas mécontent de trouver mon lit au moment de me coucher, même si le réveil est réglé pour 5h30…

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Mon Tour Auto avec Ari Vatanen

Jour 2, je quitte le volant de la M240i pour le siège passager de la M5 d’Ari Vatanen. Oui oui, Ari Vatanen. La légende. Le champion du monde des rallyes 1981 avec Ford, le quadruple vainqueur du Paris-Dakar avec Peugeot et Citroen , Pikes Peak 88… Et désormais ambassadeur BMW. Ses exploits du Dakar ont bercé mon enfance comme on dit, au début des années 90 quand ce rallye était vraiment populaire. Donc ça fait quelque chose de rencontrer Ari. Alors passer la journée avec lui sur les routes du Rallye de Monte-Carlo… J’embarque donc à ses côtés avec le rôle de co-pilote non pas de rallye, mais plutôt de navigateur. Étant dans une voiture ouvreuse officielle, on a le droit à un Tripy, ce génial GPS qui reproduit fidèlement à l’écran les notes du roadbook, avec les distances. Ca simplifie la vie, on ne va pas se mentir. Enfin, je réussis tout de même à me planter au premier embranchement venu ou presque et Ari ne manque pas de me charrier. Je prends vite le rythme et cette première erreur fut aussi la dernière de la journée. Ouais ouais.

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Pikes Peak, les chèvres et les moutons

Comme la navigation ne pose pas de problème, ça nous laisse du temps pour bavarder. Ari est non seulement un pilote de légende, c’est aussi un homme engagé qui a été député européen pendant 10 ans. Il est passionné de politique et vivant en France depuis 30 ans, de politique française. Je vous le dis, on n’a pas manqué un flash info de la journée. Nous avons discuté politique, transports, grèves, éducation, environnement… Et aussi un peu de bagnole et de sa carrière. Et alors que l’on roulait face au soleil, je n’ai pu m’empêcher de reparler de Pikes Peak et du film Climb Dance dans lequel il conduit de la main gauche et fait pare-soleil avec la main droite. Et on en a profité pour rejouer ce moment, 30 ans plus tard…. Et puis on a eu notre discussion la plus lunaire de la journée : pourquoi les chèvres sont-elles intelligentes et les moutons si cons ? Si vous savez, merci de m’éclairer sur ce sujet épineux.

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Ari la légende

Sur les routes de liaison, nous roulons de façon très sage, à notre rythme, sans trop tenir compte du reste du convoi des ouvreurs. C’est à moi que revient le rôle ingrat de gérer le temps pour Ari. Je sais où nous devons être, et quand. Ari, un peu moins. Et quand on passe sur un point de contrôle et qu’il y a un peu de monde, le bain de foule est instantané. On m’avait prévenu que la cote de popularité de Ari était incroyable et j’en ai été le témoin. Dans cette région qui est désormais la sienne, l’effet est décuplé. Tout le monde y va de sa photo, de son autographe, de son anecdote. Et Ari est d’une patience et d’une gentillesse incroyable avec tout le monde. Je l’ai vu expliquer à un fan comment prendre un selfie, c’était mythique. Ou dire à ce gamin qui n’osait pas venir faire une photo, « viens, ça fera plaisir à ton Papa et toi tu seras content plus tard. ». Il a un mot gentil pour chacun, il prend le temps, n’est jamais lassé. Il m’expliquait à ce sujet que c’était la moindre des choses, après tout ce que le public lui avait donné. Certains pourraient en prendre de la graine.

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Le Turini avec Ari

Notre journée entre Aix et Nice ne comportait pas de passage sur un circuit mais 3 spéciales, donc la dernière, celle du Col de Turini. Un parcours que Ari connait en long, en large et en travers, ayant été, avant même ses premiers rallyes de Monte-Carlo, ouvreur sur ces spéciales au début de sa carrière de pilote. La M5 est un peu longue et lourde pour ces petites routes et ces lacets, mais aux mains d’Ari elle ne semble faire ni sa taille, ni son poids. L’engagement physique est intense, tout comme la concentration. Je sais bien qu’il est loin de ses limites, mais être le témoin privilégié de son pilotage sur ces routes où il a tout gagné, ça fait quelque chose. Encore un souvenir indescriptible de plus, merci Ari. Après 10 minutes en apnée, on termine la dernière spéciale du Tour Auto, devant l’Hotel des 3 Vallées au Turini. L’occasion d’un moment intime de plus car le patron Jean-Pierre est un ami de 30 ans d’Ari et il ouvre spécialement pour nous, le temps d’un café et de partager quelques anecdotes supplémentaires… Les premières voitures arrivent à leur tour en haut du Col, il est temps de repartir pour conserver un peu d’avance sur les participants. Direction Nice et la fin de cette journée, la fin du Tour Auto… Mais Ari me réserve encore une surprise en me donnant le volant de la M5. Va t-il jouer le copilote pour moi ? Pas du tout. « Je suis sûr que tu vas te débrouiller avec le roadbook, moi je fais une sieste » Et le voilà qui allonge son siège et en deux minutes il dort. Mythique je vous dis. Alors qu’on approche de Nice, les badauds applaudissent la voiture et Ari. Mais c’est moi qui conduit et lui, il dort… Je fais de mon mieux pour rouler cool, mais 600 chevaux tout de même… Je ne veux pas réveiller Ari, mais on entre dans Nice et les spectateurs sont de plus en plus nombreux. Je le réveille et nous échangeons nos places. « Merci Guillaume tu as parfaitement dompté la puissance de la voiture, j’ai bien dormi. » Sur ce meilleur compliment ever, notre Tour Auto touche à sa fin alors que nous rejoignons la Place Massena.

Le mythique Tour Auto, sport collectif avec les ouvreurs, puis le Tour Auto en solo avec le mythique Ari Vatanen, à profiter de son expérience et de sa bienveillance, à discuter de tout et de rien… Des moments humains uniques, aussi forts que les spéciales ou les tours de circuit. C’est une façon géniale de vivre le Tour Auto, même si, paradoxalement, on ne voit pas beaucoup les voitures engagées. Pour les voir plus, il faudra trouver une autre manière de couvrir le Tour Auto. On a un an pour y réfléchir.


Merci Ari pour ta bienveillance, merci aux girls de BMW pour l’invitation et l’organisation, merci Isabelle, François, Grégory pour la journée à vos côtés, merci Ugo pour tes photos et enfin merci Peter Auto pour le TAO !!

Constructeur automobile : BMW

BMW

Constructeur bavarois né en 1916, BMW produit depuis ce jour des véhicules en cultivant une certaine image de la sportivité, que ce soit au travers de ses modèles de série mais aussi en développant de nombreux programmes compétition.

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