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Subaru WRX STi mon amour

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Subaru WRX STi mon amour

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Une Ford Focus avec le moteur de GT-R (860 ch !) pour Pikes Peak

Elle me regarde, je la regarde. J'appuie sur la télécommande, elle s'ouvre. Je rappuie, elle se referme. Elle me fait des clins d'oeil.

Voici ce qui s’affiche dans ma tête lorsque j’entends les mots Subaru WRX STi. Toutes les notes et la fiche technique > ICI.

giphy

Sauf que je ne suis pas du tout pilote de rallye, et que je tiens un peu à ma vie quand même. Mais si ce sont ces images qui me sont venues en premier, spontanément, ça n’est pas pour rien. Déjà parce qu’on n’en voit pas beaucoup dans la rue, des Subaru. Ou plutôt plus beaucoup, parce qu’à une l’Imprezza représentait 50% des ventes de la marque. Pourquoi cette voiture s’est-elle si bien vendue à la fin des années 90 ? Soit vous êtes trop jeune, soit vous aviez poney pendant ce temps, je ne vois que ça. Je ne vous en veux pas et je vais même vous raconter pourquoi. De 1993 à 2008 Subaru remportait des podiums sur tout ce qui pouvait ressembler à du Rallye, avec le concours de surhommes comme Burns, Solberg ou encore Mc Rae. Le dernier finissait ses voitures courses coûte que coûte : Un tonneau ? Rien à foutre je remets ma voiture sur les roues et je repars. Un second tonneau ? Rien à battre je te dis, tant que je peux me remettre au volant ! Une direction cassée ? M’en fous je finis la course en allant tout droit ! Et sa Subaru était conçue pour subir ce traitement : robuste.

 

Nous y voilà : sur le parking de Subaru France. Elle me regarde, je la regarde. J’appuie sur la télécommande : elle s’ouvre. Je rappuie : elle se referme. Pédale d’embrayage enfoncée, contact, le 4 cylindres boxer se réveille en montant un peu dans les tours. Il faut dire qu’il faisait froid ce matin là, et que c’était bien le minimum que de se mettre en température. J’en profite donc pour régler mon siège qui me rappelle vaguement celui de sa très lointaine cousine GT 86. Position de conduite parfaite, un rien haute exactement comme dans une voiture de rallye. Coïncidence ? Je ne pense pas.

 

Je débraye pour enclencher la première, petit craquement caractéristique. Il faut attendre que l’huile de boîte soit à température pour pouvoir avoir des passages fluides. Le point de patinage de l’embrayage se trouve dans une zone minuscule qui se trouve entre “je lève le pied et il ne se passe rien”, et “j’ai calé”. La Subaru impose à son pilote de la finesse et de l’attention. Ne la prend pas en mains qui veut et ça se ressent dès la première minute passée à son volant. Chaque mise en vitesse et chaque feu vert deviennent des petits défis. Ne pas caler, ne pas faire patiner de trop l’embrayage. A son volant on s’efforce de se perfectionner, à chaque démarrage, et on on est fiers chaque fois qu’on se sent progresser. J’avais lu ça et là qu’elle avait perdu son âme de décolleuse de bitume et de tueuse de spéciales. Certains l’ont trouvée trop embourgeoisée et aseptisée. Je n’ai pas essayé les précédentes générations, et je veux bien croire qu’elles étaient plus rudes, mais je peux vous dire que cette WRX STi est loin d’être une voiture de luxe, ou même une voiture qu’on peut qualifier de confortable. Elle est certes un peu plus vivable qu’une Mitsubishi Evo X GSR, mais est-ce bien difficile ? Un peu plus vivable, tout juste. Mon modèle d’essai ne disposait pas de GPS, un autoradio venu d’un autre temps trône sur la console centrale. Je ne l’utiliserai qu’une seule fois dans les bouchons, le reste du temps j’écouterais le 2,5 turbo chanter, et utiliserai mon téléphone pour m’orienter.

 

Grave à bas régime, il ferait presque penser à un cinq cylindres. A la moindre sollicitation en revanche, le turbo répond présent, et le moteur abandonne les graves pour les aigus, dans une poussée constante. Le châssis quant à lui semble capable d’encaisser le double de a puissance : une transmission 50/50, une direction millimétrée et des freins de camion. Une voiture de rallye. Evidemment quand on la pousse elle réagit avec moins de fougue qu’une propulsion de la même puissance. En revanche si vous avez un virage de référence en tête, avec la WRX STi sachez que vous le passerez à 320 km/h en moyenne, tout en ayant l’impression que vous n’atteignez même pas 10% des capacités du châssis. Quoi, j’exagère ?

 

Un autre truc qui est dingue au volant de cette voiture, c’est l’effet qu’elle a sur les gens. Les pouces levés deviennent une habiude quand on est à son volant, et cet aileron n’aura pas impressionné que les enfants. C’est bien simple, il est tellement grand que j’avais constamment l’impression d’être suivi. Dans les rétroviseurs, dans mon champ de vision lorsque je vérifiais mes angles morts. Je me suis même réveillé une fois la nuit pour vérifier qu’il n’était pas derrière moi. Jugez par vous-même de la taille de l’engin.

 

J’aurai parcouru quelques 500 km au volant de cette voiture au cours desquels j’ai pris énormément de plaisir. Dès les premiers tours de roues j’avais l’impression d’être en pleine spéciale de rallye. Le pédalier taillé pour les talons-pointes, la précision millimétrée du comportement… tout participe à procurer des sensations fortes. Au volant de sa rivale Evo X ma consommation moyenne aurait été proche de l’infini, là où la Subaru s’est contentée de 13,5 l/100 malgré quelques passages bien à l’attaque. Presque raisonnable au vu du gabarit, du moteur et de la transmission d’un autre temps. Cette voiture je l’aime d’amour, même si son esthétique ne s’assume pas facilement. Tout comme la couleur rouge, un gros aileron et quatre sorties d’échappement ça va vite.

 

Constructeur automobile : Subaru

Subaru

Subaru est un constructeur automobile Japonais légendaire associé immédiatement à la compétition Automobile et plus précisément au championnat du monde des Rallyes WRC. Le modèle phare de la marque, l’Impreza, s’est illustrée en remportant 3 fois le titre de champion du monde des constructeurs et 3 fois le titre pilote avec Colin McRae, Richard Burns et Petter Solberg. Leurs voitures sont connues pour être robustes et performantes, mention spéciale à la transmission intégrale d’une qualité remarquable.

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