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Roadtrip en Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro

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Roadtrip en Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro

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Puisque que les températures estivales avaient décidées de rester encore un peu sur la France pour le mois d'Octobre, je me suis organisé un petit roadtrip à moto avec la nouvelle Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro.

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Les préparatifs

Avant de partir pour cette escapade, il était important pour moi de préparer un maximum de choses afin de profiter au mieux du voyage.

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Où aller ?

Le temps dédié à ce roadtrip n’étant pas extensible à l’infini, j’ai choisi une région que je commence à connaître : la Bourgogne, plus précisément la Côte d’Or.

L’idée était de ne pas emprunter l’autoroute mais de prendre le temps de descendre en Bourgogne tranquillement et ensuite, de se promener dans la région et se perdre au bon milieu des vignes bourguignonnes.

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Les apps que j'utilise

Ce n’est plus un scoop, notre smartphone est un allié indispensable pour partir à moto. Nombre de motos sont désormais équipées en prises 12V afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau sans votre GPS ou sans essence.

Moi, mon téléphone me sert à plusieurs choses, mais principalement à :

  • me prévenir des dangers de la route radars :
    Waze, cette appli communautaire que tout le monde connaît, est le moyen de vous prévenir des dangers sur la route, des radars, mais aussi des objets sur la voie. Ce qui a moto peut vous sauver…
  • trouver urgemment de l’essence (!) :
    Gasoil Now, vous géolocalise et indique les stations essence proches de votre position : Marque, Prix, Horaires, pour ne pas se  retrouver à pousser la moto.
  • gérer mes pauses par rapport à la pluie :
    Rain Today, est une application météo qui vous indique s’il va pleuvoir dans l’heure, là où vous êtes. Elle dispose d’un radar météo vous permettant de planifier une pause déjeuner anticipée ou tardive qui vous fera éviter une averse…!
  • suivre mon roadbook pré-établi :
    Rever App, sans doute l’app que j’utilise le plus à moto. Basée sur la cartographie “here”, cette application vous permet de planifier vos voyages à la manière de google maps, ou de façon plus manuelle en ajoutant autant de waypoints que vous voulez (Google maps est limité à 10) ou d’importer/exporter vos traces .gpx. Il est possible aussi de traquer votre piste et ainsi garder en mémoire un joli tracé qui vous plaît.
  • suive ma position : 
    Liberty Rider, est une app qui peut vous sauver la vie et rassurer vos proches. Cette application que vous lancez au moment de votre départ envoie un message à vos proches pour prévenir de votre départ/arrivée via un SMS, mais est aussi capable de déceler une chute et de prévenir les secours et vos proches.

Pour le reste, j’emmène parfois mon Tripy pour avoir un back-up GPS fiable, faire des balisages off-road ou utiliser le tripmaster pour suivre un roadbook.

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Les bagages

Quand on part ne serait-ce que quelques jours, il est obligatoire d’emmener avec soi quelques affaires. Porter un sac à doc pendant des heures n’étant pas une solution rationnelle, il faut forcément se tourner vers de la bagagerie.

Deux écoles : les valises dures et les sacs souples.

J’ai utilisé les deux. Par dessus mes valises en alu j’ai disposé deux sur-sacoches souples. Ces dernières me servaient de “super vide-poche” où je mettais tout ce dont je voulais disposer facilement sur la route : mon appareil photo, une carte, une batterie portable, quelques câbles,  une paire de sous-gants, ou encore mon pass télé-péage (oui, parce que j’ai été forcé de prendre un petit morceau d’autoroute).

En revanche, mon binôme de voyage, lui, n’avait pas de structures pour installer des valises, il a donc dû s’équiper exclusivement de valises universelles souples.

On s’est tourné vers la marque suisse : Enduristan qui est spécialisée dans la bagagerie universelle et typée enduro. Il faut admettre que les hélvètes sont très forts. Si l’installation demande un peu de rigueur et de patience, une fois mise en place ça ne bouge pas et c’est foncièrement pratique.

En définitive, j’ai bien aimé pouvoir protéger ma moto des chutes avec les valises dures, mais j’ai bien aimé alléger mon fardeau avec de la bagagerie souples.

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La photo ?

En règle générale, à moto, rouler en étant pressé est une mauvaise idée. Alors faire un roadtrip pour courir après le temps, c’est une hérésie. S’arrêter prendre des photos, est le meilleur moyen de profiter pleinement de son voyage.

Ça permet de prendre le temps, de se reposer et surtout de profiter du paysage. La France regorge d’endroits somptueux alors trouvez impérativement une place pour votre appareil photo.

J’ai eu la chance de partir en vadrouille avec la Rolls-Royce des boitiers : le Leica SL. Il pèse une tonne, mais quel résultat ! Toutes les photos de ce voyage dont celles de la moto en sont issues. C’est un boitier entièrement en aluminium, tropicalisé et sans miroir. Le rendu si typique d’un Leica associé à la rapidité d’un reflex est un combo plutôt attachant que j’ai eu du mal à rendre. Tout comme la moto.

 

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La moto !

Enfin, on y arrive ! Élément indispensable d’un roadtrip, la moto. Pour ce premier reportage, je me suis tourné vers l’explosive Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro.

C’est la version baroudeuse de la Multistrada équipée d’appendices dédiés à l’enduro qui changent considérablement le visage de la Multistrada.

Concrètement, la version Enduro Pro, embarque un réservoir d’une capacité de 30l (soit 10 de plus que la version normale), sa roue avant de 17″ s’agrandit et passe à 19″, enfin les suspensions gagnent 30mm de débattement, passant de 170 à 200 mm.

Côté moteur, le bi-cylindres DVT conserve tous ses attributs, mais voit sa boite de vitesse retravaillée afin de raccourcir les 6 rapports. D’ordinaire à 152ch, la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro propose un mode “Enduro” qui réduit la puissance à 100ch pour faciliter la tâche du pilote qui – de toute façon – n’a pas besoin de toute la puissance en conditions off-road.

La version Pro se pare d’une couleur sable qui vous rappelle que derrière ce look de sportive, se cache une vraie aventurière.

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Un look remarquable

Si les maxi-trails pullulent en ville à ne plus y faire attention, soyez sûrs d’une chose : impossible de passer inaperçu avec la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro.

Avec ses feux au regard agressif, son énooooorme réservoir couleur sable et sa ligne d’échappement Termignoni, franchement, tout le monde se retourne sur vous. Et si vraiment, vous voulez être sûr que même Gilbert Montagné vous voit, allumez les feux additionnels Touratech.

J’ai adoré, sa ligne. Le dessin des feux est franchement réussi et si le réservoir est très impressionnant, il complète la panoplie de baroudeuse de la Multi. Le mélange des genres se fait bien : une ligne agressive sied bien à un trail.

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Mode touring : ON !

Avant d’attaquer les sentiers, il faut passer par des longues liaisons. À ce jeu là, la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro se débrouille très bien. Équipée de différents modes de conduites et de suspensions réglables, la Ducati Multistrada est capable d’être féroce comme mesurée.

En effet, les différents modes de conduites permettent de cartographier la moto de façon adéquate.

  • Le mode Sport :
    féroce et idéal pour les petites routes qui appellent à l’attaque. Le moteur est en full, les suspensions tarées au plus raide, les aides sont actives, mais réduites à leur niveau le plus bas.
  • Le mode Touring :
    sans doute mon préféré. La moto reste en full, les aides sont actives à leur niveau normal, les suspensions moins fermes et plus confortables. Les aides sont toutes actives et les gazs plus souple.
  • Le mode Urban :
    un mode Touring assouplit pour la ville puisque la puissance de la moto descend à 100ch.
  • Le mode Enduro :
    le mode le plus spécifique à la pratique du off-road : la moto réduit sa puissance à 100ch, les gazs sont souples, les suspensions très assouplies et toutes les aides sont désactivées à l’arrière afin d’être en phase avec un terrain accidenté.

Il faut noter, qu’il est possible de configurer chacun de ses modes individuellement et ainsi cartographier sa moto à ses goûts, ses pratiques. Habile !

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En selle !

A vivre, la Ducati Multistrada est plutôt agréable. La position plus droite de la version Enduro Pro est confortable, même si la bulle est plus petite pour faciliter la pratique de l’enduro, elle demeure efficace et son système de réglages à glissière est aussi simple que pratique.

Cependant, il faut admettre que la moto n’est pas vraiment une bonne citadine. La vie à bord est douce, mais le bi-cylindres demeure très explosif et préfère vivre au delà des 3000 tr/min, sans compter les 30l du réservoir qui sont une vraie tannée à manœuvrer en ville.

Pour autant, une fois lancée, les 260 kg de la moto s’oublient complètement. Sur la route, le régulateur de vitesse permet d’avaler les kilomètres sans arrêt. Les 30l du réservoir vous offre le luxe de narguer les pompistes qui attendent désespérément que votre réservoir se vide.

Quand ça commence à tournicoter sec, alors que mon doigt ripe malencontreusement sur les commandes et active le mode Sport, la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro s’avère diablement énergique. Sa roue avant de 19″ et ses suspensions plus souples altèrent nécessairement son comportement, mais ne vous méprenez pas, elle demeure très efficace. Très coupleuses (136 Nm), les relances sont vigoureuses. Le freinage, assuré par Brembo,  est, quant à lui mordant et constant.

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Enfin dans la boue !

Enfin arrivé sur les pistes caillouteuses et boueuses de la Bourgogne, il est temps d’activer le mode Enduro et de voir ce qu’elle a dans le ventre une fois le bitume disparu.

Tout d’abord, une fois passé en position debout, la Ducati Multistrada reste confortable. Les larges repose-pieds sont stables et agrippent fort la botte et – très astucieux – la commande du frein est réglable afin de pouvoir relever sa position pour une meilleure préhension.

La bulle, très courte pour cette version Enduro Pro, offre du coup une excellente visibilité sur le terrain. Autre chose à avoir une excellente visibilité sur le terrain, le radiateur, qui prend des risques certains à ne pas se protéger plus que ça des projections qu’engendrent la pratique de la moto off-road.

Par ailleurs, les suspensions travaillent très dures pour contenir les rebonds et la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro n’accuse aucun comportement malsain, bien au contraire.

Evidemment, son embonpoint n’en fait pas une franchisseuse, il faut savoir raison-garder, mais sentiers, pierriers et boue ne lui font pas peur et je me suis payé de bonnes balades avec elle.

En fin de compte, la Ducati Multistrada 1200 Enduro Pro vient rajouter une corde à l’arc de ce modèle. Plus axée touring, que sportivité, la Multi Enduro Pro est un modèle qui offre beaucoup de confort et de plaisir dans beaucoup de situations.

Si il faut éviter les pratiques extrêmes avec, elle demeure très confortable et très crédible dans toutes les situations et permet à son pilote de prendre du plaisir sur petites routes comme petits sentiers.

Très fier et plein de boue, j’ai gardé ma robe de terre tout le reste de l’essai pour prouver au monde entier que Ducati peut sortir des sentiers battus sans faire de fausse route.

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