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La Peugeot 3008 GT à l’essai

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La Peugeot 3008 GT à l’essai

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Après avoir assisté à son reveal au Bourget en juin, nous avons rejoint Bologne en Italie pour l’essayer. Pour ne pas faire les choses à moitié, nous avons retenu la plus puissante et la plus sportive, la 3008 GT et son 2.0L BlueHDI 180ch. Et cerise sur le gâteau, elle est rouge.

La nouvelle 3008 fait forte impression et c’est bien mérité tant les efforts de style sont visibles et appréciés. Il faut dire que la précédente étant si insipide qu’il eut été difficile de ne pas faire mieux. Mais là, il faut le reconnaitre, les designers livrent avec la nouvelle 3008 un dessin très réussi. Moderne et sportif, doté d’une vraie personnalité. Et nous à Bologne, on essaie la GT. Soit la même, mais en mieux.

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GT quoi ?

Oui, nous essayons la version GT. Parce que bon, on ne va tout de même pas s’embêter avec une version inférieure quand on peut prendre directement le haut de gamme. La Peugeot 3008 GT couronne donc la gamme et dispose d’atouts exclusifs. Son moteur tout d’abord, car il n’y en a qu’un pour la GT, le 2.0L BlueHDI 180ch. Et avec ce moteur, pas le choix de la transmission, ça sera la boite automatique à 6 rapports EAT6 pour tout le monde. Pas l’idée du siècle, nous y reviendrons.

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GT dehors...

Mais qui dit GT dit attributs sportifs : ce modèle se pare d’une ligne spécifique, plus musclée donc, comme avec ses élargisseurs d’ailes ou ses jantes exclusives Boston bicolores de 19 pouces. La calandre elle aussi est spécifique à la GT et participe grandement à la ligne sportive. La face avant est très réussie et cela passe aussi par les projecteurs : les feux sont en effet Full LED de série. A l’arrière, c’est moins tranchant mais tout aussi réussi, avec toujours les feux et cette marque de fabrique à la fois du dessin et de la signature lumineuse, la griffe Peugeot. Côté peinture la 3008 GT dispose de couleurs dédiées et notre modèle arbore un Rouge Ultimate très réussi. Et cela va sans dire, le rouge… Ça va vite. En option on trouve aussi la Coupe Franche noire disponible sur 3 coloris, mais dont le contraste avec les teintes retenues reste limité. Nous, on l’aurait bien vu sur le rouge la Coupe Franche, comme sur les GTi. Tous les éléments qui définissent le SUV sont bien sûrs présents, des larges passages de roues à la ligne sur-élévée en passant par les symboliques barres de toit profilées…

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Après GT dedans...

Passons à l’intérieur pour s’assoir derrière le petit volant dont-tout-le-monde-parle. Et découvrir la dernière mouture du i-Cockpit. Derrière ce terme se cache l’écran numérique qui remplace les combinés d’instruments chez Peugeot. Sa spécificité est sa hauteur. Surélevé, il permet de garder un oeil sur les informations principales sans quitter la route des yeux, un peu à la manière d’une dispositif de vision tête haute. L’idée est intéressante et c’est aussi un outil marketing central pour Peugeot dans le cadre de la montée du gamme du constructeur français. Mais bien entendu, entre le petit volant et le i-Cockpit, il faut trouver le bon réglage qui assure à la fois une position de conduite agréable et une bonne visibilité de l’écran. Dans mon cas très personnel, le meilleur compromis confort/visibilité me fait « perdre » 2 centimètres du bas de l’écran. Je ne vois pas mon kilométrage total et celui de mon trajet en cours, il n’y’a pas mort d’homme.

Côté sellerie, c’est un grand oui avec des sièges en Alcantara (ou en cuir Nappa, en option) dotés d’un bon équilibre maintien/confort. Et en plus, ils sont massants ! Les deux. Alors que seul le siège conducteur est électrique, bande de mesquins. Les finitions sont en hausse, mais par moment, ça pèche du côté des matériaux. On n’a pas trop aimé la finition de la planche de bord devant le passager avec ses surpiqûres dans du plastique imitation cuir, ni la dureté des contre-portes à l’arrière par exemple. Par contre on a adoré les commandes à touches piano sur la console centrale. Une vraie réussite, qui donne beaucoup de personnalité à cet intérieur, se démarquant de la concurrence premium toujours très, voire, trop sobre.

On passera sur la liste pléthorique des équipements de confort et de sécurité, mais tout y est, et de série. Mention spéciale tout de même à l’équipement audio made in France de Focal, leur première fois dans l’automobile. Et le son est bon ! Distillé par 10 haut-parleurs délivrants plus de 500W, c’est une option qui vaut largement les 800eur demandés.

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Et GT sur la route

Une fois sur la route on retrouve l’excellent comportement qui fait la renommée de Peugeot. Le large diamètre des roues (19 pouces pour la GT) ne perturbe pas la tenue de route, ni ne nuit au confort. Le moteur reste discret et il n’y a que peu de bruits de vent sur autoroute. La direction est précise et agréable, les virages s’enchainent sans que l’on ne ressente trop de roulis. Sur le réseau secondaire on enclenche le mode sport (qui agit sur la réactivité du moteur et la fermeté de la direction) et à mesure que le rythme monte, on se rend compte que la boite automatique EAT6 a un peu de mal à suivre et à assurer des relances correctes en sortie de courbe. C’est un peu creux, ça flotte, on a tendance à attendre les chevaux et c’est frustrant. Pas de problème, on passe en séquentiel pour tester les palettes. Mais là encore, l’équation petit volant x grands comodos x petites palettes fixes nous donne du fil à retordre. Il est difficile de jouer avec les palettes fixes quand on tourne le volant, on a en effet plus vite le bout des doigts sur les comodos que sur les palettes. Dommage, d’autant qu’on est en droit d’attendre quelques sensations d’une 3008 arborant un badge GT et un mode sport. Si la boite pénalise la 3008 GT en conduite dynamique, pour le reste, soit 98% du temps de Monsieur Toutlemonde, il n’y a rien à y redire, la boite est douce et efficace.

Avec la 3008 / 3008 GT Peugeot s’offre une cure de jouvence stylistique qui fait plaisir à voir. Fini la 3008 qui hésitait entre monospace et crossover, la nouvelle est un SUV et l’assume. Lignes tendues, larges roues et regard incisif, c’est une vraie réussite esthétique à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, avec son i-Cockpit et ses équipements pléthoriques. Et son comportement est toujours aussi bon sur la route, même s’il manque de pep’s en conduite dynamique. Ça sent bon pour le Lion tout ça…

Constructeur automobile : Peugeot

Peugeot

Peugeot est une marqué née dans l’est de la France, produisant à l’origine des moulins de table avant de s’orienter vers l’automobile au tout début du vingtième siècle. L’entreprise, restée familiale dans l’esprit, produit régulièrement des déclinaisons sportives de ses modèles, que ce soit au travers de ses bureaux de R&D ou bien via Peugeot Sport, responsable entre autres des programmes d’endurance ou de rallye de la marque avant leur abandon il y a peu.

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