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On a testé la voiture autonome selon PSA

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On a testé la voiture autonome selon PSA

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Hasards du calendrier, après avoir récemment essayé Jack, l’A7 piloted driving d’Audi, nous avons pris le volant, ou plutôt, nous nous sommes assis derrière le volant, d’un véhicule autonome de développement de PSA. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur AVA, le programme Automated Vehicule for All de PSA.

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PSA AVA, Autonomous Vehicule for All

PSA est très actif sur le chantier de la voiture autonome, sans que cela ne se sache beaucoup. Le programme du groupe se nomme AVA (Autonomous Vehicule for All) et il vise à « proposer une voiture autonome sûre, intuitive offrant une toute autre expérience de conduite. Ce programme se traduit par une offre et une technologie « for all » proposant différents degrés d’autonomie et des interfaces intuitives et faciles d’utilisation pour tous. » L’acronyme choisi n’est pas anodin et démontre la volonté de PSA de démocratiser dès aujourd’hui la voiture autonome.

Sans remonter aux années 80 et aux premières expérimentations autour de la 405 intelligente, le groupe avance donc tranquillement, presque discrètement sur le sujet. C’est pourtant le premier constructeur à avoir reçu l’autorisation de tester ses véhicules autonomes sur les routes françaises et ce, dès l’été 2015. Depuis, c’est aussi le cas dans d’autres pays européens comme l’Espagne, les Pays-Bas ou le Portugal. Les véhicules Peugeot, Citroen ou DS parcourent donc nombre de kilomètres pour apprendre et tester leurs systèmes autonomes. Carla Gohin, directrice de l’innovation du groupe, nous a appris qu’ainsi c’étaient près de 20 véhicules « prototypes » qui composaient aujourd’hui le parc de développement du groupe. Et ces véhicules ont parcouru près de 125.000 kilomètres, avec très peu d’interventions humaines « de secours » et aucun accident.

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La théorie

Quand on parle de théorie et de voiture autonome, on en revient toujours plus ou moins à la classification en 5 niveaux établie par la National Highway Traffic Safety Administration américaine. J’ai beaucoup aimé la version que PSA nous en a proposé lors des InnoDays :

Niveau 1 : Hands on, c’est la voiture d’aujourd’hui, quand bien même équipée d’un régulateur adaptatif ou d’un assistant pour les embouteillages, le conducteur se doit de conserver les mains sur le volant.

Niveau 2 : Hands Off, c’est pour bientôt, 2018/2020, on peut légitimement retirer les mains du volant, mais on reste attentif à la route. Sur voies rapides, le véhicule est autonome et peut changer de voie.

Niveau 3 : Eyes off, dans quelques années, on pourra laisser la main à la voiture dans les bouchons comme sur les voies rapides et cesser de superviser ces phases. C’est pour 2020/2025

Niveau 4 : Mind off, la conduite est entièrement autonome, le conducteur n’en est plus vraiment un. On est à peu près en 2025.

Niveau 5 : Driverless, fin du game, le véhicule ne comporte plus de poste de conduite. Et ça pourrait arriver assez vite dans des contextes bien spécifiques (taxi, navettes)

Point important s’il en est, la responsabilité. Celle-ci passe, en théorie, du conducteur au véhicule à partir du niveau 3. C’est à dire qu’en cas de problème, c’est bien le véhicule qui est responsable si l’incident se passe à un moment où il était en charge. Beau bordel en perspective avec ton assurance 🙂

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L'essai

Passons à la pratique, en montant, une fois n’est pas coutume, dans un Citroën Grand C4 Picasso (si, si…). Identique au PIcasso de la famille parfaite à l’extérieur, dedans, surprise, il y a deux volants. On a tous déjà vu un véhicule à double commande, mais jusqu’au volant, c’est une première. Cet équipement est une des raisons qui permet à PSA de faire essayer son véhicule à des non-experts. Pour le reste, quelques gommettes sur le volant pour identifier les fonctions spécifiques du prototype, dont le bouton magique qui passe la main à l’auto et c’est à peu près tout. AH SI : le coffre est plein de matos informatique. Le cerveau de notre Picasso autonome n’est pas encore très intégré. Quand vient mon tour de « prendre le volant de gauche », je roule quelques hectomètres pour rejoindre la N118 et les portions de test. En appuyant sur le bouton HAD (Highway Automated Driving) je passe les commandes à l’AI et retire mains du volant et pieds des pédales. Et c’est à peu près tout. Le C4 file sans à coup, bien centré sur sa file, dans le traffic fluide de 21h30. Chacun réagira différemment, mais de par l’essai de Jack  l’Audi A7, de Tesla ou autres BMW Serie 7, je ne suis pas surpris ou inquiet de laisser faire l’auto. Une personne moins au fait sera peut-être plus démonstrative ou carrément en panique. L’essai est malheureusement très court et on n’aura même pas l’occasion de doubler un véhicule (en actionnant le clignotant, cette manoeuvre dans notre configuration d’essai n’est pas totalement transparente), mais pourtant, c’est suffisant pour se rendre compte que la démo, de niveau 3-4, n’a rien à envier à celle d’Audi par exemple. Ah si, il faut donner des surnoms aux véhicules, ça fait plus cool.

Constructeur automobile : Peugeot

Peugeot

Peugeot est une marqué née dans l’est de la France, produisant à l’origine des moulins de table avant de s’orienter vers l’automobile au tout début du vingtième siècle. L’entreprise, restée familiale dans l’esprit, produit régulièrement des déclinaisons sportives de ses modèles, que ce soit au travers de ses bureaux de R&D ou bien via Peugeot Sport, responsable entre autres des programmes d’endurance ou de rallye de la marque avant leur abandon il y a peu.

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Constructeur automobile : Citroën

Citroën

Née au début du vingtième siècle sous l’impulsion de son génial fondateur, André Citroën, la marque aux chevrons a depuis produit une quantité impressionnante de modèles dont les déclinaisons sportives ont arpenté les pistes du monde entier. Absorbée entre temps par Peugeot au sein du groupe PSA il y a bientôt 40 ans, la marque n’en continue pas moins d’exister et de produire des modèles répondant à son identité avec un retour en force ces dernières années au travers de la gamme DS.

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