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Mercedes EQC 400, 100% electrique

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Mercedes EQC 400, 100% electrique

Je ne vous cache pas que j'ai l'impression d'être un pionnier. Faire partie de cette génération qui a essayé les premiers véhicules 100% électrique des grands constructeurs. Les premiers véhicules d'une longue lignée à venir.

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Une arrivée par paliers

Cette transition vers le 100% électrique ne s’est pas faite d’un coup d’un seul. Si sur des modèles comme la Smart, la mise en place était plus facile compte tenu de son usage très spécifique, le déploiement sur une gamme aussi large que celle de Mercedes demande un certains temps d’adaptation.

Ça a commencé par l’arrivée de l’EQ BOOST qui est l’installation d’un réseau électrique 48V dans la voiture pour un micro-hybridation à travers les organes électriques existants d’un modèle.

S’en est suivi de la technologie EQ POWER avec un système Plug-In Hybrid.

 

Enfin, la technologie EQ, pour Electric Quotient et qui est cette nouvelle ère du 100% électrique que Mercedes entend déployer sur 11 modèles d’ici 2022 avec notamment les modèles EQV, EQS et EQA, la marque ayant pour objectif de ne plus avoir de modèles thermiques en 2039.

Plus aucun modèle thermique pour Mercedes-Benz, l’inventeur du moteur à explosion.

 

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Ne pas renier ses origines

Adieu le thermique, mais Mercedes ne tourne pas le dos à ce qu’il a mis 93 ans à construire : l’élégance et le confort.

En effet, la nouvelle Mercedes EQC400 revêt une robe très moderne mais ne verse pas dans le stéréotype d’un dessin futuriste. Son dessin général est plus tendu, plus fin que son homologue thermique la Mercedes GLC et arbore une silhouette très élancée.

Comme d’habitude, tous les goûts sont dans la nature, mais Mercedes n’a pas pris de risque dans ce dessin.

Évidemment, la Mercedes EQC400 propose une nouvelle signature lumineuse. À l’avant les feux sont intégrés dans le dessin de la calandre, mais surtout reliés entre eux par une longue et fine bande LED. Idem pour l’arrière où les bloc phares s’amincissent, mais sont également reliés par une grande barre LED.

Ces deux grandes barres LED ne servent pour l’instant qu’a jouer une petite cinématique d’ouverture et de fermeture de l’EQC400, mais pourrait jouer un autre rôle lors de la mise en place de la conduite autonome.

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Un intérieur 100% Mercedes

À l’intérieur, là aussi, le client habitué à Mercedes ne sera pas trop chamboulé. L’intérieur est fidèle à ce que propose la marque depuis un certains temps.

À savoir, l’interminable double-dalle TFT qui réunit d’un côté les compteurs et de l’autre le système d’info-divertissement de la voiture. Modèle EQ oblige, on retrouve néanmoins un nouveau menu EQ qui permet de visualiser la consommation ou la récupération instantanée de la voiture, l’autonomie etc…

 

Ce dernier menu EQ, s’acoquine également avec le GPS pour proposer un itinéraire optimisé et mettra sur votre chemin des bornes de recharge si nécéssaire.

Bien que le système MBUX intègre CarPlay (ou Android Auto), son usage ne permet pas (encore ?) d’intégrer de notion d’autonomie. Pour une fois le GPS interne de la voiture présente un réel intérêt.

Et pour finir, Mercedes abandonne enfin sa double-molette-pavé-tactile au profit d’un seul pavé tactile surmonté de quelques raccourcis. C’est beaucoup plus intuitif et bien plus ergonomique à l’usage. L’architecture du système MBUX pourrait être encore un peu simplifié, mais il y a déjà un réel progrès.

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Edition 1886

En hommage à la première innovation de Monsieur Benz, Mercedes fait un clin d’oeil au passé et lance une édition exceptionnelle et limitée de la nouvelle Mercedes EQC400, la version 1886 (rapport au premier modèle doté d’un moteur à explosion).

Cette finition est très haute gamme et unique. Elle s’habille d’une robe grise (comme les Formule 1) et un intérieur bleu marine surpiqué de rose “gold”. Loin d’être bling-bling, c’est plutôt dans l’air du temps.

Il faudra quand même débourser 92,450 € pour s’offrir cette version full-option !

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Le stress de la panne ?

Entrons désormais dans le vif du sujet. Le moteur, sa consommation, son autonomie et le comportement général de la voiture.

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Sous le capot

La Mercedes EQC400 c’est une seule puissance et une seule transmission. C’est une transmission 4MATIC avec un moteur par essieu qui développe une puissance de 408 ch et 760 Nm de couple. La vitesse maximale est limitée à 180 km/h.

Les moteurs sont alimentés par un pack de batteries de 80 KWh composé de 384 cellules de Lithium-Ion.

En pratique, ça donne 400 km d’autonomie.

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La recharge

La recharge est soit :

  • Très longue à domicile avec un temps de charge de 10h30 pour passer de 10% à 90%
  • Très rapide sur des bornes type Ionity qui offre un 10% – 90% en 40 minutes

À l’heure actuelle, la France propose 16,000 bornes de recharges dont 12,000 sont accessibles via KiwhiPass.

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Gestion de l'énergie

Au même titre qu’au fur et à mesure de l’augmentation du prix de l’essence, la notion d’éco-conduite est née ; en électrique, on gère aussi sa consommation.

Pour cela Mercedes propose à bord de son EQC400 un Dynamic Select qui permet maximiser l’usage de l’energie de la batterie. La voiture va utiliser la lecture des panneaux pour encourager à rester dans la limite de la vitesse autorisée (et éviter de sur-consommer), mais aussi adapter le système de gestion d’énergie à la topographie du terrain.

Le système Dynamic Select inclue également une fonction de retour haptique dans la pédale de gaz et il vous saura impossible de dépasser la vitesse maximale autorisée (sauf cas d’urgence ou un appuie forcé, à fond, sur la pédale laissera échapper d’un coup tout le couple de la voiture).

Enfin, Mercedes conserve les palettes au volant qui ont désormais pour mission de gérer la récupération d’énergie et vous permettre de modifier le mode “Drive” de la voiture en :

  • D – – : la voiture freine fort et va aller au delà de 40% de récupération d’énergie au lâché de pédale des gaz
  • D – : la voiture freine toujours et va aller jusqu’à 20% de récupération d’énergie au lâché de pédale des gaz
  • D : la voiture ralentit légèrement au lâché de pédale, il faudra utiliser le frein.
  • D + : la voiture réagi très naturellement au relâché de la pédale. C’est le mode le plus similaire à la conduite d’une voiture thermique.
  • D auto : la récupération d’énergie se fera de façon automatique en fonction des informations envoyée par le radar de la voiture

Plus qu’un gadget, ces palettes permettent une nouvelle façon de conduire et que vous soyez en ville ou sur des routes de montage, votre utilisation de ces dernières sera très différente.

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Un poids non-négligeable

J’ai relu à plusieurs reprise la fiche technique de la Mercedes EQC400 parce qu’elle affiche un poids sur la balance de :

2500 kg 

Il est justifié par une tonne de technologie embarquée et surtout 600 kg de batteries.

Mais à l’usage :

  • En ville, son poids est indolore et l’on est surtout subjuguer par un silence auquel on s’habitue très bien. C’est très reposant et affecte indéniablement le stress au volant. Le combo du confort légendaire de Mercedes associé au silence de l’électrique nous place proche du nirvana.
  • Sur autoroute, c’est sans doute là que le stress est à son comble puisque l’on voit son autonomie fondre comme neige au soleil. Un gros gabarit, une masse très lourde à déplacer, forcément ça demande beaucoup d’énergie et ça se ressent.
  • En route de col (parce qu’on a traversé beaucoup de cols) : c’est les montagnes russes dans notre cerveau qui passe de la panique d’une autonomie qui s’évapore à la sensation de plénitude de voir toute cette énergie se régénérer à la descente. Faut-il encore redescendre, une fois être monté.
  • En conduite dynamique, on a beaucoup de frustration parce que les accélérations sont dantesques (760 Nm), mais le châssis ne peut pas encaisser autant de poids (et on le comprend), mais on a hâte que la technologie évolue et que les batteries perdent un peu de poids. Parce que ça watt.

En définitive, la nouvelle Mercedes EQC400 est plutôt convaincante. Très sincèrement, j’ai cherché où je serais restreint par l’EQC400 dans mon usage habituel de la voiture et je dois admettre que pour l’instant je n’ai pas trouvé.

Gageons que le réseau de recharge, la vitesse de recharge, le poids et la pollution de la fabrication des batteries s’améliorent et je n’ai plus peur pour l’avenir de automobile.

Constructeur automobile : Mercedes-Benz

Mercedes-Benz

Mercedes-Benz est un constructeur allemand d’automobiles premium, de sport et de luxe, de tracteurs, de camions et d’autocarsindépendant fondé en 1926 par trois autres constructeurs : Daimler-Motoren-Gesellschaft, Mercedes et Benz & Cie.

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