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Une journée Dakar avec Sebastien Loeb

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Une journée Dakar avec Sebastien Loeb

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Vous connaissez Sebastien Loeb ? Et bien nous avons passé la journée avec lui et sa Peugeot 3008 DKR.

Red Bull nous a convié à passer un peu de temps dans le cockpit du Peugeot 3008 DKR de Sebastien Loeb sur les spéciales du Château de Lastours.
Au programme, une journée aux côtés du pilote nonuple champion du monde des Rallyes et déjà vainqueur de plusieurs étapes du Dakar.

Avant toute chose, il est important de noter que dans l’équipe Red Bull – Peugeot Sport, il y a deux types de pilotes. Les ex-enduristes que sont Stéphane Peterhansel et Cyril Desprès et les ex-WRC que sont Carlos Sainz et Sebastien Loeb. Côté ex-enduristes le pilotage est très bienveillant avec une navigation irréprochable là où les ex-WRC vont être extrêmement rapides, mais plus téméraires.

 

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Côté co-pilote

La nuance entre les deux styles de pilotage est importante à saisir car – une fois à la place du co-pilote – l’appréhension de l’expérience est tout à fait différente.

Il ne s’agit pas de juger des performances de ces grands champions, mais notez tout de même que j’étais avec le nonuple champion du monde des rallyes, sur une spéciale de rallye qu’il connaissait par cœur avec une Peugeot 3008 DKR incassable.

Vous comprendrez mieux alors les images qui suivent :

D’ordinaire je ne suis pas très expressif lors de co-drive. J’ai plutôt tendance à être fasciné par la machine ou par le pilotage et de garder le tout pour moi*.

*par exemple sur l’image ci-dessous : ça ne se voit pas , mais je saute de joie de faire cette photo souvenir avec ce grand champion. 

Ce coup-là : impossible de cacher ma peur stupéfaction. J’étais à la fois fasciné par la voiture et saisi par le pilotage de Sebastien Loeb. C’est un pilote incroyable et son coup de volant est à peine descriptible. Il est à la fois extrêmement vif, précis dans ses mouvements, et d’un calme olympien. Alors que nous enchaînions les courbes serrées, les sauts de plusieurs dizaines de mètres ou les freinages de trappeur, nous échangions au sujet de la saison à venir en WRX.

On a même fait des blagues. Des blagues qu’on ne peut faire qu’à bord du Peugeot 3008 DKR.
Exemple :
– “hey, tu vois cet énorme butte de caillasse d’un mètre de haut ?
– …
– Boum ! Ça passe, ahahahah !
– **laisse échapper une larme**

Maintenant que vous avez vu ce que donne le Dakar côté co-pilote amateur, nous avons échangé un peu plus longuement avec Sebastien Loeb sur son appréhension du Dakar.

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Côté pilote

  • Qu’est-ce qui t’a manqué pendant le Dakar ?

C’est une course rustique, mais on a la clim dans la voiture et on dort dans un camping-car : c’est relativement confortable. On est très bien logé par rapport aux mécanos ou autres membres de l’équipe. C’est difficile de se plaindre.
Après, effectivement, ce qui manque c’est le confort d’être chez soi, avec ses amis et de passer un moment tranquille en famille ou avoir le temps de faire une soirée pour décompresser. Au lieu de ça, c’est camping-car, briefing, debriefing, et dodo à 21h parce que le lendemain c’est debout 6h. À un moment donné, sortir de ce rythme, de cet isolement entre nous pendant 15 jours. 

  • Du coup, le premier truc que tu fais quand tu rentres ?

Resto et soirée avec les potes. C’est ce qu’il s’est passé d’ailleurs car Séverine (sa femme) avait tout organisé avec les copains, ils sont venus chez moi. Nous étions une quarantaine, on a fait une bonne soirée : c’était très sympa ! 

  • Pour toi, quelle est la plus grosse difficulté du Dakar  ?

Je dirais que c’est une peu tout ce par quoi on passe. Le pilotage c’est dur, mais c’est notre boulot, on adore ça. Le plus difficile selon moi ce sont les phases psychologiques par lesquelles nous passons. À certains moment on perd tout espoir, on se dit “c’est mort”. Puis après, enfin de compte, ça va mieux. Ce sont ces bas, ces temps perdus en spéciales à galérer pendant des heures, ces déceptions qui sont un peu dures. 

  • Est ce que tu continues encore à apprendre ?

Oui, on continue à apprendre. Daniel (Elena – son co-pilote) et moi, nous n’avons pas beaucoup d’expérience. Pour la navigation, Daniel a encore à apprendre et de mon côté, niveau pilotage le plus dur est de trouver le rythme en hors-piste. Rouler vite sur piste, c’est ce que j’ai toujours fait. Après, dans les parties hors-piste, quand on est seuls pendant 500 bornes sans aucune information sur notre temps intermédiaire, notre classement par rapport aux autres. C’est un peu compliqué. Impossible de savoir si on va tomber sur une crevasse ou si on peut dégoupiller. 

  • Au contraire, le plus naturel pour toi sur le Dakar c’est quoi ?

Le plus naturel, c’est le pilotage sur les pistes typées WRC où il faut attaquer et suivre la trace. Là je suis à l’aise !

  • Il y a beaucoup de data, d’ingénieurs, ça t’aide à comprendre et à apprendre à piloter la voiture ?

Les ingénieurs voient beaucoup de choses, mais c’est le pilote qui fait la voiture et pas l’inverse. Je fais mes retours aux ingénieurs et ils travaillent sur la voiture pour corriger. En essai, on travaille beaucoup sur la lecture des data pour optimiser la voiture à ma façon de piloter. 

Oui ce sont les mêmes, à part quelques réglages de suspensions, les voitures sont identiques. C’est plus au niveau des pédales que ce serait compliqué. (Rires) 

  • Ton conseil à un jeune pilote de Rallye-Raid, ce serait quoi ?

Oh…c’est pas simple. D’abord d’un point de vue financier, c’est compliqué. Ensuite des pilotes pro qui débutent en rallye-raid c’est rare. La plus part ont souvent une grosse expérience en rallye. À mon avis il ne faut pas brûler les étapes et vouloir à tout prix être à bloc partout car c’est piégeux le rallye-raid. Mon conseil serait donc de ne pas s’emballer et de vouloir en faire trop. 

  • Autre sujet, on nous a beaucoup parlé de ta virée en 306 Maxi, tu comptes la ressortir bientôt ?

C’était super sympa. La 306 je l’ai toujours aimée, car j’aime beaucoup les kit-cars. J’avais roulé avec la Xsara kit-car en championnat de France à l’époque. Ensuite, nous sommes arrivé en WRC avec des voitures forcément plus performantes, mais les kit-cars sont vraiment sympa à piloter ! Il faut taper dedans, monter dans les tours – ce sont des moteurs atmo – ça prend quasiment 10 000 tr/min, faut s’en occuper quoi ! Y a des sensations j’ai toujours aimé ça donc j’en referait surement car j’aime bien faire des rallyes encore de temps en temps. 

 

Merci à l’équipe de Redbull France pour cette belle opportunité. Charles <3 

Constructeur automobile : Peugeot

Peugeot

Peugeot est une marqué née dans l’est de la France, produisant à l’origine des moulins de table avant de s’orienter vers l’automobile au tout début du vingtième siècle. L’entreprise, restée familiale dans l’esprit, produit régulièrement des déclinaisons sportives de ses modèles, que ce soit au travers de ses bureaux de R&D ou bien via Peugeot Sport, responsable entre autres des programmes d’endurance ou de rallye de la marque avant leur abandon il y a peu.

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