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J’ai piloté une voiture de WTCC

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J’ai piloté une voiture de WTCC

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Virtuelle. J'ai piloté une voiture de WTCC virtuelle. Mais croyez-moi on est pas loin de la vraie. Lorsque Citroën Racing nous a proposé de nous initier à leur simulateur de course, on était loin d'imaginer ce qui se cachait derrière.

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Un jeu ? Pas vraiment.

De prime abord, lorsque l’on nous a parlé de simulateur, notre imagination penchait forcément vers quelque chose de ludique. Une fois arrivés dans la salle du simulateur, on a pris la mesure de ce qui nous attendait.

Disposée devant un immense écran incurvé de plusieurs mètres, une moitié de Citroën C-Élysée reliée par des milliers de câbles à une demi-douzaine d’ordinateurs eux-même reliés à d’autres écrans encore. On comprend alors qu’il ne s’agit plus du tout d’un jeu, mais bien d’une salle d’entrainement.

En effet, le but de cette installation est de créer un double numérique de la Citroën C-Élysée WTCC. Au plus proche de la réalité.

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Au plus proche de la réalité

On nous explique alors que la voiture, le cockpit et tout l’environnement est la reproduction exacte de ce qu’il se passe dans une voiture de WTCC. Vous allez voir ils poussent le détail très loin.

Bien évidemment, comme il s’agit du double digital de la C-Elysée de WTCC, chaque paramètre y est reproduit à l’identique. L’adhérence est fidèle à la réalité avec cependant comme postulat de départ des conditions d’adhérence optimale : pneus et piste à la température idéale. Pour le reste les accélérations, la puissance de freinage et l’appui aérodynamique sont les mêmes. WTCC oblige, pas de Traction Control ni d’ABS.
Comme vous l’avez sans doute vu, la caisse de C-Élysée n’est pas fixée sur des vérins hydraulique. Donc, pas de mouvements de caisses comme l’on peut voir sur des simulateurs comme Elips6 ou autre. Cependant, le pilote n’est pas démuni de sensations.
En effet, le siège baquet est équipé d’un harnais qui est relié à un système qui tend, relâche ou fait vibré les sangles d’attache aux moments des freinages ou passages sur les vibreurs. Ainsi on a la sensation de puissance de freinage et la sensation d’un maintien proche de ce qu’on peut ressentir à bord d’une veritable voiture de course.
Même travail sur la direction, les pédales et la boite de vitesse. Le retour de force au volant est le même qu’en WTCC, plutôt ferme et viril. Idem pour les pédales : très dures pour le frein, très souple pour l’accélération. Doser tout ça, il faudra. Enfin, la reproduction la boite séquentielle manuelle est très fidèle et il ne faudra pas hésité à mettre de la voix pour enclencher les vitesses.
Last, but not least, il fait déjà très chaud derrière tous ces ordinateurs. Inutile de porter un vrai casque, seul un micro-casque est utilisé et – comme toujours – il reproduit fidèlement le bruit tel qu’il est perçu par le pilote lorsqu’il porte ses écouteurs, sa cagoule et son casque.

Entre la télémétrie issue des séances de simulateur et celle de la vraie course, il est quasiment impossible de faire la différence.

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Pourquoi developper un tel outils ?

La raison est simple. Les essais en WTCC sont très encadrés et très chers. Citroën Racing a du trouver une solution pour permettre aux pilotes de travailler tous les circuits de façon illimité et peu coûteuse. C’est aussi l’occasion de travailler quelques réglages sur la voiture avant la course ou pour les qualifications.
Vous n’êtes pas sans savoir que Citroën Racing se retire du WTCC, mais rassurez-vous ils ne jettent pas leur installation. Cette dernière est déjà opérationnelle pour un nouveau volet sportif du groupe : la Formula E avec DS.

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Piloter une voiture de WTCC

Comme évoqué plus haut, par nature les voitures de WTCC sont dépourvues d’ABS et de TC. Par nature toujours, elles disposent de moteurs en position avant et ce sont des tractions. Enfin, elles développent la bagatelle de 385ch et 400Nm de couple. Pour le reste, c’est une boite Sadev à 6 rapports et des freins AP Racing.

Ca a donc un comportement très particulier. Ça roule fort, ça pivote du museau et c’est très sensible.

Les premiers tours ne sont pas glorieux. La voiture est difficile à prendre en main.
Simple à faire avancer, mais difficile à mener à vive allure. Et c’est là la limite du simulateur. Hors de tout danger physique : on attaque dès le début. C’est une grossière erreur. On a tendance a oublier que la voiture est fidèle à la réalité. Dans la vraie vie, jamais on ne rentrerait dans une voiture de WTCC pour la première fois et tentant de passer le virage de Signe au Castellet à fond. Sur simulateur, on peut. Et certains génies (comme moi !) tentent le coup. Mais en fait, on n’est pas assez doués encore.

En réalité, il faut beaucoup de temps pour doser correctement le freinage : trouver du mordant sans bloquer les roues. Il faut également beaucoup de temps pour comprendre le comportement de la voiture et intégrer qu’elle est en réalité extrêmement vive à piloter. Très agile, son centre de gravité est placé au niveau du nez de la voiture. L’arrière étant très leste, il est très facile de la perdre.

L’aéro, quant à lui, apporte beaucoup de stabilité, mais moins d’appui que je ne l’imaginais. La vitesse – seule – ne fera rien. Il faut constamment du frein ou du gaz.

Vous l’avez compris, il faudra donc attendre de nombreux tours avant de faire tomber les chronos et boucler quelques tours à peu près propres. Le plaisir cependant est là dès la première seconde : on se croit vraiment dans une voiture de WTCC. Tous y est : le décors, les sensations et le coups de chaud. Pour un fan de voitures de course comme moi : c’était dingue !

Ça ne vous aura pas échappé non plus, si mon analyse peut être aussi poussée c’est que les sensations – malgré une structure statique – sont incroyables. Par ailleurs, discuter avec l’ingénieur derrière nos données de télémétries, nous permet également de comprendre plus rapidement nos erreurs et d’optimiser notre pilotage. Effectivement, la télémétrie et la très bonne restitution des sensations font de ce simulateur un outils redoutablement pédagogique, et nous a permis – nous simples mortels – de très vite comprendre le fonctionnement d’une voiture de WTCC.

On peut donc désormais déplorer (et pleurer) en tout connaissances de causes, le départ de Citroën Racing du WTCC.

Constructeur automobile : Citroën

Citroën

Née au début du vingtième siècle sous l’impulsion de son génial fondateur, André Citroën, la marque aux chevrons a depuis produit une quantité impressionnante de modèles dont les déclinaisons sportives ont arpenté les pistes du monde entier. Absorbée entre temps par Peugeot au sein du groupe PSA il y a bientôt 40 ans, la marque n’en continue pas moins d’exister et de produire des modèles répondant à son identité avec un retour en force ces dernières années au travers de la gamme DS.

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