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WRX : Interview de Sebastien Loeb

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WRX : Interview de Sebastien Loeb

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Il y a quelques semaines nous avons pu nous entretenir avec Sebastien Loeb. L'occasion d'aborder avec lui ses débuts en WRX, sa vie au sein de la famille Hansen ou encore le Dakar.

1

Quel est ton meilleur souvenir de la saison de WRX ?

Mon meilleur souvenir remonte à pas longtemps, j’ai fini par gagner une course en Lettonie. On a eu du mal en début de saison à trouver les bons réglages à s’adapter. On n’était pas vraiment dans le coup pour la victoire. Ça ne tient à rien, mais il manquait toujours le petit truc pour gagner, mais depuis deux courses on a bien bossé et puis cela à payé.

2

Qu’est-ce qui est le plus dur à apprendre en RX ?

En fait c’est un peu l’ensemble de la discipline. Déjà la bagarre en peloton est quelque chose d’un peu différent. Je dirais presque que c’est même plus intense qu’en circuit car il est beaucoup plus fréquent de se toucher en glisse sur la terre. Par ailleurs, la course est plus intense.
Contrairement au rallye, le plus difficile dans le RX c’est la nécessité d’aller chercher le dernier 10e de seconde pour gagner. En rallye il y a cette marge de sécurité qui est propre à la discipline et au fait que l’on découvre une route que l’on ne connait pas.
Bien sur on essaye aussi d’être le plus rapide possible, mais on ne peut pas être parfait partout. En RX il faut être parfait partout pour réussir à être bien placé. Sous-virer dans un virage en rallye peut se rattraper alors qu’en RX, la même erreur coûte une seconde et deux voitures vous font alors l’intérieur.

3

Au sein de l’équipe Hansen, quels sont les échanges que vous avez entre pilotes ?

Les voitures sont -à peu de choses prêt- les mêmes pour tous les pilotes. Davy (Jeanney) et Kevin (Hansen) ont les voitures de l’année passée, mais on échange pas vraiment autour des réglages de nos voitures. On va surtout discuter après chaque manche autour de nos impressions sur la course et le circuit.
Il n’y a pas de cachoteries dans l’équipe, que ce soit au niveau des réglages de la voiture ou autre. On travaille ensemble. On regarde les vidéos des uns et des autres après chaque manche. A ce moment là on décortique les images et discutons des différentes options pour être plus rapides.

4

Des experts disent que tu as eu un déclic à Lohéac, qui t’a permis de gagner. Est-ce que c’est vrai ?

Non, je n’ai pas l’impression. J’ai mis du temps car c’est une discipline très particulière. J’étais pas spécialement satisfait de la voiture au début de la saison, les réglages ont mis du temps à se faire et du coup je ne savais pas si le problème venait de la voiture ou de mon pilotage, mais j’ai mis du temps à retrouver de bonnes sensations et ainsi rouler comme je l’aime et sans avoir à m’adapter à la voiture. La voiture a mis un peu de temps à être performante en début de saison et on se reprend en fin de saison. En revanche, on a passé un vrai cap technique au niveau des réglages et du coup j’ai eu de meilleures sensations de pilotage.
Tout ça fait qu’on a passé une meilleure fin de saison.

5

Avec ta courte carrière en WRX, tu as déjà des typologies de terrains que tu préfères ?

Pas plus que ça. Globalement les circuits de cette année sont sympas. Ils ont tous un peu leur charme et je ne vois pas de circuit qui ressort en particulier.
Notre point faible était sur les circuits avec des grandes allonges rapides donc j’aimais un peu moins ceux là, même si en terme de pilotage j’aime bien quand ça roule très vite.

6

Arriver dans le clan Hansen, ça se passe comment ?

Très bien. C’est vrai que tout au début, ça fait bizarre. J’avais un peu peur que ce soit compliqué parce que c’est vraiment une écurie familiale.
Le Grand-Père, est encore là : il conduit le camion ; la Grand-Mère fait à manger, les parents : Susan et Kenneth sont Team Manager et Directeur ; la sœur de Susan et la femme de Timmy s’occupent du catering… et ils dorment tous dans leur camion. Débarquer dans cet univers c’était assez nouveau.
En plus, j’arrivais dans l’équipe de Timmy (Hansen) qui est vice-champion du monde. Ça faisait forcément de lui un adversaire, ça rajoutais une inconnue supplémentaire.
Finalement, ça se passe très bien. Ils sont contents quand je gagne – même face à Timmy – y a pas de différence de traitement et l’ambiance est bonne. Ils sont très professionnels.

7

Daniel Elena ne te manque pas trop en RX, tu ne le prendrais pas en chronométreur ?

(Rires) Daniel je le laisse au bar ! Il est venu une fois à Lohéac, il n’a même pas vu une manche ! Il était à la buvette derrière, à l’Anis !

8

Et le Dakar, comment ça se présente ?

Bien ! On fait des essais régulièrement au Maroc. On fait ce qu’on peut, on a fiabilisé la voiture encore un peu, on a progressé encore sur le moteur, sur les suspensions et de légères modifications électroniques pour limiter les petits bugs de l’année dernière.
Des modifications simples…

9

On parle d’un retour éventuel de Peugeot en Endurance, c’est une voie qui t’intéresserait ?

J’ai déjà fait Le Mans il y a plusieurs années, y a 10 ans déjà…(rires) !
Plus sérieusement, je ne peux pas tout faire. Changer de discipline tous les ans, c’est pas possible : à un moment donné il faut savoir garder une même direction et se concentrer sur ses objectifs. J’en ai déjà des sympas avec le Dakar et le WRX. Ça m’occupe bien, me plait donc déjà je me concentre sur ces deux disciplines avant de penser à autre chose.

10

Si tu pouvait prendre n’importe quelle voiture : de série, de course, d’hier ou d’aujourd’hui, laquelle choisirais-tu ?

Et bien j’en ai récupéré une déjà ! C’est le 208 Pikes Peak. Simplement parce que c’est un modèle unique.
Des 208 et des 3008 que ce soit DKR ou WRX, on a déjà chacun la notre. Là c’était différent : un évènement, un record et une voiture : la 208 Pikes Peak.
En plus, c’est la voiture la plus impressionnante que j’ai conduite pour cette aventure incroyable de trois semaines ! J’ai dû faire une préparation spécifique pour un souvenir unique. En terme de pilotage aussi c’était une expérience unique : une belle route large, un décor magnifique avec une voiture de plus de 800ch et des sensations qui sont le mélange de rallye et de circuit.

Constructeur automobile : Peugeot

Peugeot

Peugeot est une marqué née dans l’est de la France, produisant à l’origine des moulins de table avant de s’orienter vers l’automobile au tout début du vingtième siècle. L’entreprise, restée familiale dans l’esprit, produit régulièrement des déclinaisons sportives de ses modèles, que ce soit au travers de ses bureaux de R&D ou bien via Peugeot Sport, responsable entre autres des programmes d’endurance ou de rallye de la marque avant leur abandon il y a peu.

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