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Formula E : le ePrix de Paris

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Formula E : le ePrix de Paris

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Si il y a bien un évènement sportif dont on a entendu parler ces derniers temps c'est bien le ePrix de Paris, la manche française du championnat du monde de Formula E. Soyons honnête, il y a débat. Les avis sont souvent divergeant à l'égard de cette nouvelle Formule. D'aucuns trouvent ça ridicule, insipide et d'autres sont clairement plus enjoués, intrigués. Alors concrètement c'était comment ?

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LE CIRCUIT

Long d’1,9 km, le tracé du ePrix de Paris s’est déroulé au cœur du quartier latin dans le 7e arrondissement et encerclait l’Hotel des Invalides. Bien que très court, le tracé n’était pas dénué d’intérêt. 14 virages composaient le circuit, la majorité aveugles et comme la plupart des circuit en ville, quasiment aucun dégagement. Au menu donc, deux grandes lignes droites, deux virages paraboliques, deux épingles, des virages à 90° et des pif-paf. Les meilleurs chronos tournaient autour des 1,04.000 soi une moyenne de 108 km/h. Pour un tourniquet comme ça, c’est plutôt rapide. On regrettera seulement l’absence d’un peu de dénivelé.

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LES VOITURES

Elles sont d’apparence très similaires car soumises à la même réglementation. Lourdes d’environs 800kg elles développent l’équivalent de 350ch environs (soit 220 kW). Les pilotes disent qu’elles ne sont pas simples à piloter. À l’image de beaucoup de voitures de courses, les pilotes peuvent tout au long de la course gérer différents aspects de leur voiture.

Trois sélecteurs composent le volant : l’un permet de modifier la cartographie générale de la voiture et gérer le rapport entre la puissance et la consommation de la voiture, l’autre permet de paramétrer le niveau de récupération d’énergie au relâché de pédale/freinage et le troisième de faire varier le niveau de récupération d’énergie lorsque le pilote actionne l’une des palettes de récupération d’énergie derrière le volant. Deux boutons demeurent toujours : le “pit-limiter” et la radio.

Par ailleurs, 4 palettes ornent l’arrière du volant : deux commandent la boite de vitesse (+/-), une permet d’activer le #FanBoost (surplus d’énergie envoyé par les fans via l’application Formula E) et la dernière permet de récupérer de l’énergie (et réglée par l’un des sélecteurs en façade du volant).

Les batteries quant à elles permettent de ternir près d’une demi-course : les pilotes changent alors de voiture et on 1,06.000 pour sauter d’une voiture à l’autre. C’est leur passage au stand à eux.

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LES PNEUMATIQUES

Si il y a bien une problématique qui revient de façon très fréquente en “Formule” ce sont les pneumatiques. Et c’est d’autant plus intéressant que le cas de la Formula E est très spécifique et novateur.

Michelin est le manufacturier exclusif de cette compétition et le challenge est de taille puisque la règlementation est très stricte concernant les pneumatiques.

– Un seul type de pneumatique : qu’il fasse chaud, que le revêtement soit abrasif, qu’il pleuvent, que la piste soit brulante ou au contraire très froide, un seul pneu : le Michelin Pilot Sport EV.
– Exit le 13″, place au 18″ : fini les mini jantes de monoplace et place aux jantes de 18 pouces.
– Un train par voiture et par journée : essais, qualification ou course, seul un train de cinq pneus accompagne la voiture pour la journée de course.

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Pourquoi ?

C’est une volonté de Michelin et de la FIA d’être partie sur un format nouveau pour les pneus en course. La Formula E se veut innovante, alors ça passait aussi par là. Ces réglementations liées au pneus permettent, selon Michelin, de coller plus à la réalité du marché en utilisant une taille de pneu proche de ce qui équipe le parc automobile mondial. Par ailleurs, cela permet de réduire le nombre de pneus à transporter et monter : 200 pour un weekend. Une dynamique écologique accompagne donc ce choix.

L’ingénieur responsable de la mise au point du Pilot Sport EV, explique qu’il a fallu travailler des années pour arriver à ce résultat. Le Michelin Pilot Sport EV devait avoir une mise en température rapide (ndlr : pas de couvertures chauffantes autorisées), un pic de performance le plus long possible et une dégradation limitée. Cette équation semble résolue avec ce pneu.
Bien sûr il est réservé à la compétition, mais à donné naissance à une version grand public, le Michelin Pilot Sport 4 qui reprend nombre des caractéristiques du EV, notamment au niveau de la sculpture et du taux d’entaillement.

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LA COURSE

La course dure environ 1h avec un total de 45 tours à boucler. Et bien que ce soit silencieux, elle est captivante. Beaucoup ont râlé à l’arrivée de cette nouvelle course arguant que c’était peu performant et que l’absence de bruit la rendait sans saveur.

METTONS LES CHOSES AU POINT : C’EST FAUX. 

Objectivement, la course est interessante. Bien sûr les clés pneumatiques à chocs font plus de bruits que les voitures elles-mêmes, mais ce n’est pas une raison. On gagne d’autres saveurs.

1- ÇA ROULE TRÈS FORT

Il s’agit toujours de monoplaces et la quantité d’appendices aérodynamiques qui équipent la voiture est grande et rend les passages en courbes très vifs. C’est impressionnant la vitesse à laquelle ils avalent les virages.

2- DE NOUVEAUX BRUITS

La publicité d’EDF -partenaire de la course- était surprenante. Elle disait : “230km/h avec un bruit de sèche-cheveux”. Pas drôle et pas vrai. Cette formulation n’était pas très reluisante. La Formula E, n’envoûte pas les tribunes avec des hurlements de moteurs thermiques, mais offre d’autres bruits. Le crissement de la gomme est le bruit le plus marquant et met en exergue la performance des machines. Ce bruit diffère lors des phases de freinages, de mise en température ou encore lorsqu’ils sont en contrainte latérale. L’odeur de gomme brulée va avec aussi.

3 – DES VOITURES JOUEUSES

Contrairement aux F1, les F-E semblent bien plus joueuses. Il n’est pas rare de voir des pilotes passer des virages en travers, complètement contre-braqués. En monoplace c’est pas courant et très impressionnant.

4- DES GLADIATEURS

Que vous le vouliez ou non, les pilotes qui cravachent ces voitures sont des pionniers. A ce titre, la bagarre est vive. A croire que les pilotes, galvanisés par la course, oublient qu’ils sont en voitures ouvertes et n’hésitent pas à entrer en contact pour passer. Le spectacle est au rendez-vous.

5- EN PLEINE VILLE

Dernier, mais pas des moindres, cet argument n’est pas à négliger. Toutes les courses de Formula E se déroulent en pleine ville. C’est-à-dire que tout ce qui vous est raconté ici est facile d’accès. Ce n’est pas négligeable quant on voit l’engouement particulier que provoque les GP de Monaco ou de Melbourne

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CARTON ROUGE

Il demeure un point très largement perfectible. Sans doute dû à la jeunesse du championnat, le promoteur a fait des choix stratégiques très discutables quant à la gestion du nombre de places, des différentes catégories et les accès à la course. Si bien sûr, les médias sont toujours bien dotés, le traitement du grand public frisait l’indécence. Gageons que ce point s’améliore au fil des années car ce spectacle doit être accessible à tous. Il en va de l’avenir du sport automobile.

Enfin de compte, cette course a suscité beaucoup de débats et de discussions, mais le spectacle est bien au rendez-vous. Les pilotes sont tous excellents et le frisson est garanti. Ne cherchez pas à retrouver les codes d’autres courses mythiques, mais soyez sûrs que ce championnat est très prometteur.

 

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Constructeur automobile : Volkswagen

Volkswagen

Volkswagen (en abrégé VW, littéralement la voiture du peuple) est une marque automobile allemande créée en 1936 par Ferdinand Porsche. Elle appartient désormais au groupe Volkswagen AG dont l’actuel président du conseil de surveillance est Ferdinand Piëch. C’est en 2012 le 2e constructeur automobile mondial avec un chiffre d’affaires de 247,6 milliards de dollars US derrière Toyota.Essai

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