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Ducati Monster 1200 Essai – Définition : Moto Passion

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Ducati Monster 1200 Essai – Définition : Moto Passion

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Un premier essai moto sur le Garage Des Blogs, c’est un événement en soi. Il fallait donc une moto qui en soit digne, et quoi de mieux que de commencer par une Ducati Monster 1200.

Je vous avoue que je n’y croyais pas trop en la demandant, puisque c’est mon premier contact avec la marque Italienne (propriété d’Audi depuis 2 ans maintenant, donc plus 100% italienne). Au mieux je m’attendais à commencer par une 696, mais actualité oblige, j’ai eu l’honneur de me voir confier les clés de ce bijou.

 

Premier contact plus que plaisant, l’accueil au sein du parc Presse Ducati a été très chaleureux. Le monde des motards est une grande famille et c’est ce qui m’a tant attiré. Partager une passion, se voir expliquer les moindre détails de l’engin. Monster 1200, rouge de surcroît, couleur Ducati par excellence.

Pour la revue technique, la Ducati Monster 1200 millésime 2014, dans sa version “normale” hérite du moteur bi-cylindre Testastretta 11° issu des superbike 1198, revu pour être “plus docile”, d’un refroidissement liquide, le DSP ou Ducati Safety Pack (à savoir l’ABS de série et le traction control, alias DTC), un cadre réduit au minimum puisque désormais le moteur est porteur,  un accélérateur ride by wire, des freins signés Brembo, un superbe écran LCD en guise de compteur, une assise réglable en hauteur… Pour les amateurs de chiffres, la Monster 1200 c’est un poids tout plein fait de 209kg et un moteur développant 135 chevaux à 8 750 tours/mn pour un couple maxi de 113Nm à 4250 tours/mn. Évidemment le tout est bridé à 106 chevaux pour respecter la réglementation française, qui étonnamment n’est pas pressée de se mettre à l’heure européenne à ce sujet. Faut dire que l’Etat n’a rien à y gagner. Oh wait… je digresse.   

 

 

Le premier contact avec une moto est évidemment en l’enfourchant, puisque c’est vous qui vous faites à la moto et non l’inverse. Du haut de mon mètre 78, j’ai la chance de n’être ni trop grand ni trop petit, et je trouve facilement mes marques. Deux choses me surprennent à peine installé dessus : l’impression de vide et l’écartement des bras. Il faut dire que comparé à ma Bandit S 650, c’est davantage l’impression qu’il manque une demi moto devant moi que la position du buste qui me perturbe. Pourtant la position reste agréable, le poids ne reposant pas complètement sur les poignets car on est bien calé sur le réservoir. Dans tous les cas ce n’est pas une critique, seulement une habitude à changer. Deux petits points me chagrinent néanmoins sur la position de conduite : des repose-pieds trop reculés qui obligent à avoir les pieds rentrés vers l’intérieur pour ne pas avoir le talon qui bute sur le support du repose pied arrière, et les bouchons de cadre (ceux que vous voyez ne sont pas de série, mais les dimensions sont identiques) qui émergent un peu du réservoir et empêchent les genoux d’épouser la forme du réservoir confortablement. Pour le reste, c’est du tout bon. La visibilité dans les rétros est très bonne, et toutes les commandes tombent immédiatement sous la main.

     

Au démarrage, le logo Ducati s’affiche au centre du compteur LCD qui est du plus bel effet. Celui-ci est d’ailleurs très lumineux, même en plein soleil et reste lisible sans problème. Comme sur un GPS, il bascule en mode nuit dès que la lumière ambiante diminue.

Je m’arrête au bout des premiers 100 mètres. Faut dire qu’après la démo, je suis resté en mode sport. Pour commencer, et faire du remonte file sur l’A86, on va éviter. Un long appui sur le bouton situé sur le dessus du clignotant et on l’on passe d’un mode à l’autre. Urban, ça ira très bien. Il y a tellement de monde au détour de la poignée de gaz qu’il vaut mieux ne pas s’endormir ou s’emballer trop vite. Fort heureusement les modes de conduite sont là pour vous sauver la mise :

Sport

Le Mode de Conduite Sport délivre une puissance de 135 cv ou de 145 cv pour le modèle S, (106 en version française), avec un accélérateur électronique “High” pour une sensibilité maximale au niveau de la poignée des gaz, un contrôle de traction réduit et une intervention de l’ABS sans anti-levage de la roue arrière.

Touring

Le Mode de Conduite Touring délivre 135 cv ou de 145 cv pour le modèle S, (106 en version française), avec un accélérateur électronique “Medium”, un contrôle de traction plus intrusif et un ABS de niveau 2 ainsi qu’un anti-soulèvement de la roue arrière activé.

Urban

Le Mode de Conduite Urban délivre 100 cv, avec un accélérateur électronique “Low”, un DTC qui intervient plus fortement et un ABS au niveau 3 pour un freinage d’une stabilité maximale et paramétré pour éviter le soulèvement de la roue arrière.

Moi qui croyait que c’était un gadget, je me suis aperçu que c’était un vrai plus, vital pour profiter pleinement de son monstre sans en subir les foudres en ville notamment. Pour vous donner un ordre d’idée, j’avais le plus grand mal à maintenir les 50kmh en mode Touring, cruisant plutôt autour des 70, alors qu’en Urban aucun souci pour respecter les limitations. Autre bénéfice des modes, les informations affichées ne sont plus les mêmes, aussi en mode Urban vous n’aurez plus de compte-tours mais la vitesse et une grosse horloge, alors qu’en mode Sport, le compte tour prend tout son sens et les chronos remplacent l’heure. Petit bémol sur l’emplacement du bouton, beaucoup trop sensible. On se retrouve trop vite dans le menu alors qu’on voulait arrêter les clignotants, voire même ne rien faire du tout, genre se dégourdir le pouce. C’est perturbant. Heureusement il y a une petite parade puisque le menu s’efface au bout de quelques instants, et la vitesse s’affiche dans le menu, histoire de ne pas perdre trop le fil.

 

 

La Monster, c’est avant tout un moteur fabuleux. Coupleux à souhait, il répond toujours présent. Twin oblige, la Ducati fait sa diva capricieuse en sous régime, vous obligeant à respecter scrupuleusement les rapports.

En fou que je suis, j’ai voulu m’essayer au 0 à 100, et vous verrez que ce n’est pas si évident que ça ! Pour info, j’étais resté en mode Touring, afin d’éviter de trop lever (et mouiller mon pantalon).

Sur la route, la première chose qui m’a surpris est la vivacité du train avant ! Sur le papier elle ne semble pas si légère (209kg si vous n’avez pas lu le troisième paragraphe), et pourtant quel vélo ! Les suspensions sont assez raides sans être inconfortables, et vous savez à chaque seconde ce qui se passe sous votre roue avant. C’est surprenant venant d’une moto “aseptisée” mais on y prend très vite goût. On enroule les virages les uns après les autres avec une facilité déconcertante, et la position de conduite portée vers l’avant prends tout son sens : elle s’inscrit toute seule et la mise en virage est assez progressive. Habitué à une bulle, la protection me faisait un peu peur, surtout sur autoroute et pourtant aucun soucis de remous ou de trop plein d’air. La moto restait rivée au bitume malgré le vent omniprésent.

 N’ayant pas la prétention d’être un pilote, j’ai été très humble à son guidon. Mais sans faire de folies, j’ai pris un plaisir incommensurable. Si le Monstre n’est pas parfait, il dégage une telle aura que l’on oublie rapidement les petits désagréments. Ils sont anecdotiques rapportés à ce bruit, cette extravagance qu’est ce moteur Testastretta… la folie virile du Monster tout court, que j’ai eu beaucoup de mal à rendre.

Pour moi, les Ducati sont un peu aux motos ce que les Lamborghinis sont aux autos. Une marque coup de coeur que l’on aime avant même d’y avoir touché. C’est ce hurlement mythique du twin, aux limites des normes anti-bruit, qui réveille tout votre quartier au démarrage. Mais vous préférez vous faire maudire par votre voisinage que de vous en priver. C’est une gueule folle qui vous fera héler par les badauds, avides d’informations sur la bête. C’est la fougue Italienne pour le pire et pour le meilleur. Mais surtout le meilleur. Et cette Monster 1200 est l’essence même de la moto “Passion”.

Les +

Moteur fabuleux, coupleux à souhait et une sonorité divine

Charisme fou, un coup de crayon qui ne laisse personne indifférent

Les réglages hyper pointus et qui s’adaptent à toutes les situations de conduite.

C’est une Monster. C’est tout ce que vous devez savoir.

Les –

A ne pas mettre entre toutes les mains

Quelques petits défauts d’ergonomie, et manque un indicateur de niveau d’essence.

Prévoir quand même du Doliprane pour les trajets de plus de deux heures.

             

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