Pour une meilleure navigation
tenez votre tablette en
mode paysage

Pour une meilleure navigation tenez
votre smartphone en mode portrait

Caterham Academy ’18, la course de côte !

Garage des blogs
Article

Le Tour Auto 2018 avec Ari Vatanen et les ouvreurs en BMW

Article

Caterham Academy ’18, la course de côte !

Article

A l'assaut du Paul Ricard en Caterham !

Seconde manche de la Compétition Caterham France, mais ce coup-ci avec un format un peu différent car on s'affronte sur un tracé de course de côte. La différence ? Vous remplacez les bacs à graviers par des ravins, les vibreurs par des bottes de pailles et les pneus par du public.

1

Le tracé

C’est la belle montée du Col de Saint-Pierre qui sert d’arène pour cette seconde course. Longue d’environ 5km, elle se découpe principalement en trois sections toutes plus stratégiques les unes que les autres.

Le bas du tracé est très lent. Composé principalement de virages serrés et d’épingles, le pente est assez importante. Le risque de cette zone est de perdre du temps en travers. Il faut absolument soigner sa sortie, sans quoi on perd de précieuses secondes à faire patiner l’arrière. Notez que notre auto n’est pas équipée de différentiel à glissement limité.

Le cœur du tracé est rapide. Il s’agit d’enchainements de virages ouverts, mais détrompez-vous c’est sans aucun doute la partie la plus stratégique de la montée. Il ne faut pas perdre de temps et la différence se fera à la qualité des reconnaissances. Différencier les passages qui passent à fond, de ceux avec un léger frein, et celui “qui-passe-mieux-en-2”, s’avère crucial et se paye cash au chrono. Sans ça, vous aurez toujours un doute qui vous fera relâcher les gazs…

La dernière section n’est pas nécessairement la plus compliquée, mais, psychologiquement, on arrive à la fin de la montée et on cogite pas mal sur ce qui vient de se passer et la petite étourderie est vite arrivée d’autant que le dernier virage demande un peu d’adresse, on arrive fort sur un virage serré avec du public : il faut se méfier.

2

Un format bien à part

Vous l’aurez rapidement compris, on a là un format bien à part. La course de côte ne s’appréhende pas du tout comme un weekend de course normal.

  • Des essais libres, no limit 
    C’est là déjà le premier point important. Une course de côte se déroule sur une route ouverte. Bien sûr les montées “officielles” dans une configuration fermée sont limitées. Cependant, en amont de la course, il est tout à fait possible d’emprunter la route avec sa voiture personnelle. Nombreux, d’ailleurs, reconnaissent la veille ou la nuit, il n’est donc pas rare de se retrouver nez à nez avec un Kangoo qui arrive pleine balle sur la voie d’en face. Il reconnaît. Et on fait pareil.
  • Seul en piste
    Grosse différence aussi, notre unique adversaire est le chrono. Impossible de gagner des places grâce à des faits de course, des drapeaux. L’inverse est également vrai, impossible aussi de perdre des places à cause du trafic, d’un concurrent qui vous percute ou que sais-je… Vous êtes seul face aux risques, à vos erreurs ou votre bonne mémoire du tracé.
  • Un comptage des points unique
    De manière générale, le classement d’une course de côte se fait au cumul des chronos. Nous avions 2 montées libres et 3 montées chronométrées. Le classement se fait donc au meilleur temps final après avoir cumulé les temps des 3 montées. Notre format à nous – les Caterham – était un peu différent : c’est notre meilleur montée qui nous classait. Autrement dit, chaque classement était remis en jeu à chaque montée. Et ça m’a causé un peu de tort.
  • Du coup, mon classement :
    Après avoir fait P3 à la première montée d’essai (sur une piste très humide), P2 à la seconde montée d’essai (humide/séchante), je conserve ma 3e place à la 1ère montée de course (humide), mais je fini P4 à la dernière montée de course (sèche). Cette dernière montée – dans des conditions météo idéales – a fait fondre les chronos, mais pas suffisamment le mien pour me hisser sur le podium. À 6/10e de seconde du 3e.
    Un peu déçu, forcément, mais cette dernière montée : au soleil, avec beaucoup de public, une bonne vitesse moyenne, m’a vraiment fait adorer la course de côte.
  • De précieux points au classement du championnat
    Pour diverses raisons, presque la moitié des concurrents de l’Academy ne se sont pas présentés à cette course de côte. L’occasion pour notre #GDBTeam70 d’engranger de précieux points pour le championnat.

3

Des sensations hors-normes

L’une des raisons évoquées par certains compagnons de course déserteurs, était le risque inhérent à la course de côte. Et c’est vrai. La course de côte est plus risquée qu’une course sur circuit. Et pour cause : les infrastructures dédiées à la sécurité – sur un tracé de course de côte – sont quasi inexistantes. Le risque de s’abîmer ou d’abîmer sa voiture est bien présent.

Cependant, la discipline est très populaire. Ouverte à toutes sortes de voitures : des supercars, d’anciennes monoplaces jusqu’aux GT3 de piste : le portfolio de compétiteurs est vaste ; il y en a pour tous les goûts.

Enfin, seul en piste, une montée de course est très intense. Rien d’autre n’a d’importance que son propre pilotage : plus zen au départ, sans concurrents à surveiller ; notre tâche de pilote consiste alors à bien rester concentré et à ne pas faire d’erreurs. C’est une bonne école.

4

Passage de témoin

Je laisse désormais la voiture à la 5e place du championnat et transmet le volant à Saad (@benchems sur les réseaux). Ce sera sa première course, mais sans doute la plus belle de la saison puisqu’il court sur le très courtisé 3,8 km du Paul Ricard. Je lui souhaite bonne chance et beaucoup de plaisir ! <3

Constructeur automobile : Caterham

Caterham

La marque Caterham est née en 1959 en Angleterre et est fortement liée à un autre constructeur automobile anglais : Lotus. Propriétaire depuis la fin des années 1960 de la fameuse Lotus Super7, le constructeur décline depuis cette petite légende automobile sous des formes plus ou moins extrêmes.

Voir la fiche

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à naviguer sur ce dernier, nous considérons que vous acceptez l’utilisation des cookies.

|