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California T, comme rapide

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Cette California T apporte-t-elle des changements par rapport à son aïeule California/30 ? Et ce V8 suralimenté, ça donne quoi, c'est violent ? Victor est-il russe ou ukrainien, et combien font 8x4 ? Pour le savoir vous allez devoir lire cet article en entier.

J’étais impatient d’essayer cette bagnole, pour deux raisons :

1. L’une des toutes premières vidéos du Garage des Blogs était consacrée à non pas une, mais deux Ferrari California 30, je tenais donc à rencontrer leur descendante directe – séance de rattrapage ci-dessous pour ceux qui voudraient connaître l’origine de “on se croirait comme dans une F1” :

2. J’étais vraiment pressé de voir le retour des turbos sur un V8 Ferrari. Parce que jusqu’ici Ferrari + turbo dans ma tête c’était ça :

 

Extérieurement la ligne a évolué et gagne en sportivité. La calandre gigantesque semble vouloir avaler la route, mais elle permet surtout au gros moulin de respirer et de refroidir. A l’arrière un nouveau diffuseur plus sportif lui donne des airs de supercar, il intègre des sorties d’échappement juxtaposées bien plus jolies que les précédentes – superposées – qui alourdissaient un arrière déjà massif. Le cheval cabré est présent cinq fois à l’extérieur, histoire de ne pas oublier de quelle voiture il s’agit : sur la calandre, sur le capot moteur, sur chacune des deux ailes avant et sur le coffre.

A l’intérieur ça progresse encore par rapport à la California 30 : l’infotainment a été mis à jour avec un écran plus grand et plus abouti et intègre désormais Carplay. Le volant est le même que dans la 458 : adieu les vilains commodo et bonjour les boutons à portée de doigts ! C’est génial, on peut ne jamais lâcher le volant : on y retrouve TOUTES les commandes nécessaires à la conduite, de jour comme de nuit, par beau temps ou sous la pluie, sur route comme sur circuit. Manettino inclus, pour choisir parmi les trois modes de conduite :

1

Comfort

458 Dolce vita

2

Sport

458 0-200

3

ESC OFF

458 Brienne

On y retrouve également les LED qui virent progressivement du vert au rouge à mesure qu’on approche du rupteur. Super pratique pour ne pas quitter la route des yeux, et puis faut dire que c’est sacrément joli ! Les palettes taille XXL en carbone sont toujours là, elles tombent parfaitement sous la main et permettent de contrôler l’une des meilleures boîtes que j’ai pu essayer. Pour le reste on est dans du classique Ferrari : du cuir est absolument partout, les sièges sont sublimes et leur maintien est parfait et le compteur n’intègre toujours pas d’nfo sur la conso. Le compte-tours à fond jaune est sublime, et l’aiguille bondit très très vite à chaque coup de gaz. A l’intérieur aussi il y a des chevaux cabrés absolument partout : sur chacune des buses d’aération, sur le compte-tours, sur le volant, sur l’écran du GPS, sur les appuies-têtes et sur les tapis de sol et j’ai certainement dû en oublier.

Et ce moteur alors ? Je vais commencer par la fin : c’est magique, , c’est jouissif et on voudrait que jamais ça ne s’arrête. Gros changement donc : retour des turbos et prise de risque pour Ferrari qui n’a pas eu peur d’entacher une image très associée aux moteurs atmo. Un comportement bien particulier, une puissance qu’il faut aller chercher haut dans les tours, une sonorité qui tient de la marque de fabrique… pas le droit à l’erreur ! Et bah vous savez quoi ? Ils ont réussi et ont développé un moteur suralimenté qui se comporte quasiment comme un atmo. Le couple est bridé pour ne se rendre disponible qu’à mesure qu’on monte les rapports : la donnée maximum n’est relevée que sur le 7ème rapport, pied au fond. Le pic de puissance se situe à 7500 trs/min juste avant la coupure, exactement comme un atmo. Vous voyez un la prouesse technique ? La montée en régime est linéaire, et le temps de réponse des turbos est quasi inexistant. Imaginez donc un V8 atmosphérique, et bien c’est exactement pareil avec plus de couple. Quant à la sonorité elle est sublime, mais pas autant que sa cousine 458 non suralimentée, c’est indéniable.

Siège et rétroviseurs réglés, contact, pression sur le bouton Start. Sourire débile immédiat : le V8 pousse un cri rauque et annonce la couleur. Pied sur le frein, pression sur la palette de droite et gaz. La boîte est d’une douceur absolue en mode comfort, elle privilégie les bas régime et prend soin de vous et de votre passager. La montée en vitesse n’en reste pas moins hallucinante, mode Sport ou pas on a 560 chevaux sous le pied. Mon essai se déroulait sur des routes aussi vides que magnifiques, et souvent pleines d’embuches et d’imperfections. L’occasion de tester le mode “route bosselée” qui permet à la suspension d’absorber autant que possible les aléas de la route tout en assurant une motricité maximale. Un régal qui permet d’attaquer là où on aurait habituellement peur de sautiller. Une fois les mesures de l’engin prises et la route libre, je passe en mode Sport : le volume à l’échappement monte de plusieurs milleliers de décibels. La suspension, la carto moteur et tout un tas de choses changent également de costume. La grande GT qui se déplaçait déjà à vive allure sort les dents (le cheval n’a pas de crocs) ! Tout se fait plus rapidement en mode Sport : la boite saute d’un rapport à l’autre en un battement de cil en vous collant un petit coup dans la nuque, la direction est millimétrée, les freins surpuissants et le compteur de vitesse… beaucoup trop affolé. On enchaîne les kilomètres à rythme très très très soutenu sans que jamais la voiture ne montre le moindre signe d’essoufflement. A vrai dire on s’arrête avant parce qu’on en a eu assez ou parce que le réservoir est vide.

Pour conclure : oui Ferrari a cédé au down sizing. Oui, et ? Déjà on n’est pas si down que ça : tout juste sous la barre des 4 litres, encore bien loin des 1.6 qui sortent 300 poneys. Et puis Ferrari affirme ici son savoir-faire de motoriste : je vous ai déjà dit que ce moteur était une prouesse technique ? A vrai dire j’avais peur de me retrouver au volant d’un mauvais compromis entre couple et puissance, avec une sonorité artificielle et un comportement bâtard. Et bah c’est tout l’inverse et c’est bluffant !

Les deux, 32.

Constructeur automobile : Ferrari

Ferrari

Ferrari est un constructeur automobile italien installé à Maranello, en Italie. Fondée par Enzo Ferrari en 1947, la marque est considérée comme « meilleure marque automobile de toute l’histoire » et sans doute la marque la plus connue au monde. Constructeur en série de sportives de prestige, Ferrari s’est rapidement imposé comme une référence automobile, aussi bien techniquement, qu’esthétiquement.

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