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Essai Audi Rocket Sport 3

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Essai Audi Rocket Sport 3

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On a testé la voiture autonome selon PSA

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment était fabriqué une voiture de course du championnat TCR. La provenance du châssis, du moteur, les différentes préparations sportives mais aussi les dispositifs de sécurité et les astuces trouvées pour faciliter les réglages de la voiture. Bref, tout le processus de création d'une TCR. Un groupe automobile occupe une large place dans ce championnat avec trois modèles presque identiques : c'est le groupe VW qui propose pour le championnat TCR une Seat Leon Cup Racer Evo, une VW Golf GTi TCR et Audi avec son Audi RS3 LMS. J'ai essayé cette dernière sur circuit. Attention ça va vite.

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C'est quoi une Audi RS3 LMS ?

C’est la version Audi du modèle TCR produit par le groupe VW et plus particulièrement mis au point par Seat. Forte d’une expérience en sport auto, la marque espagnole a mis au profit du groupe son savoir faire pour développer des modèles TCR plutôt efficaces.

La différence entre une Seat Leon Cup Racer TCR et une Audi RS3 LMS est anecdotique : l’Audi RS3 LMS adopte dores-et-déjà les normes de sécurité à venir en s’équipant d’une trappe d’extraction du pilote sur le toit et serait équipée de baquets plus confortables que ses cousines.

Pour le reste, c’est la même base. Je vous invite à lire comment est fabriquée une TCR, c’est passionnant !

 

Pour essayer de comprendre ce qu’il se cache derrière une Audi RS3 LMS, on va y aller point par point et tâcher de répondre aux interrogations les plus courantes à son sujet.

Audi-Sport-RS3-LMS-2017-TCREn attendant, vous pouvez jeter un œil à sa fiche technique.

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Comment ça avance ?

Ça arrache. Au sens propre du terme, l’Audi RS3 LMS déracine littéralement le revêtement. Avec une répartition du poids réglementaire de 60% à l’avant pour 40% à l’arrière, le train avant passe toute la puissance au sol avec efficacité. Aidé par un différentiel – mécanique ou électronique en fonction de la boite de vitesse qui équipe votre modèle – l’Audi RS3 LMS peut jouir de ses 350 ch à loisir.

Une voiture de ligne droite ? Pas vraiment, c’est même un peu le contraire : l’Audi RS3 LMS n’est pas spécialement bluffante en ligne droite. L’Audi RS3 LMS, bien que plus légère est moins puissante qu’une Audi RS3 Berline et donc en ligne droite ce n’est pas monumental. C’est pas très grave, c’est pas un dragster. En TCR freinages et passages en courbes sont bien plus stratégiques.

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Comment ça freine ?

AP Racing à l’avant, freins maison à l’arrière, pas d’assistances et un répartiteur : la recette d’un freinage réussi. Sur ce type de voiture, il est aussi important d’avoir un pied sur le frein que les mains sur le volant.

Centre de gravité à l’avant et châssis compétition sont deux bonnes raisons de toujours avoir le pied (gauche) sur le frein. Ce type de voiture ne survit pas si l’on la laisse libre de ses mouvements. Un moment de YOLO et l’arrière passe dire bonjour à l’avant.

Sans amplificateur, le touché de pédale est très dur et c’est une excellente chose. Si bien évidemment, ça demande plus d’efforts au pilote, la qualité du freinage n’en est que meilleure. L’attaque doit être plus franche et du coup ça aide à réaliser un freinage dégressif de qualité.

Pour le reste, le comportement est constant et le mordant est au rendez-vous avec toujours cependant, cette petite peur de bloquer les roues. On y va alors crescendo : une telle auto est accessible, mais demande tout de même un certains temps d’adaptation. Un excès de confiance serait mal venu.

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Comment ça tourne ?

Ça tourne fort. C’est sans doute là son meilleur atout.

Lorsqu’ils ont mis au point cette auto, les ingénieurs ont tout optimisé pour lui offrir le meilleur grip possible. L’aéro vient stabiliser l’ensemble, la répartition du poids pose le centre de gravité au nez de la voiture : elle pivote à une rapidité saisissante. Je me risquerais même à dire que c’est la traction la plus sur-vireuse que j’ai jamais eu entre les mains.

La conception du châssis, avec notamment des voies élargies de 400 mm et des platines réglables pour ajuster le carrossage augmentent la vitesse de passage en courbe et enfin, les pneus slicks pousse le grip à un niveau encore supérieur.

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Et à l'intérieur, c'est comment ?

Mais si ça compte dans une voiture de course ! Alors bien évidemment, on ne parlera pas de la chaleur écrasante, du bruit assourdissant ni de la qualité des matériaux car il n’y a pas de climatisation, ni d’isolation phonique et encore moins de plastiques : tout est à nu.

L’intérieur est composé d’un baquet, boulonné plus au centre de l’habitacle pour plus de sécurité, d’une pedal-box réglable, d’un volant escamotable et d’une console qui abrite coupe-circuit, levier de vitesse et répartiteur de freinage.

Sur le volant, on retrouve toutes les commandes importantes du pilote : flash light, limiteur de pit, limiteur FCY, pompe à bière eau et même clignotants.

Enfin, et c’est sans doute le plus important, on retrouve un écran AIM qui affiche toutes les informations de la voiture : régime moteur, vitesse engagée, vitesse de la voiture, température de la transmission, de l’huile, vitesse de chacune des roues, angle au volant, voltmètre… La liste est interminable.

Plusieurs affichages sont possibles, il reste néanmoins que le plus important : les rev-lights sont invisibles : cachées par le volant. C’est dommage car le passage des rapports est impossible à l’oreille : il faut donc garder un œil sur le régime moteur affiché en tr/min et quitter fréquemment les yeux de la piste.

Pour le reste, tout est optimisé pour la course et attaquer devient très confortable : la direction assistée, recalibrée, permet au pilote d’être souple sur le volant, précis et calme. Enfin, le retour d’information est très bon, on sent en permanence la voiture : ce n’est pas une mauvaise chose car l’Audi RS3 LMS est vive.

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Benoit Treluyer, il en pense quoi ?

Pilote et ambassadeur de la marque aux anneaux, nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec Benoît Tréluyer avant de prendre le volant de ces Audi RS3 LMS.

Une fois qu’on a piloté l’une des voitures de course les plus efficaces au monde, gagner l’une des courses les plus dures au monde, on peut dire que son avis compte et voilà ce qu’il dit de l’Audi RS3 LMS :

« Elle est légère, elle est rigide, elle est puissante, bruyante, très peu confortable, c’est le vrai ADN d’une voiture de course »

J’ajouterai que c’est une voiture de course accessible et une machine à sensations facile d’accès. Une fabrique à jolis souvenirs.

Constructeur automobile : Audi

Audi

Audi est l’une de ces marques légendaires qui a su faire rêver des générations entières. A la fois excellente dans la production de véhicules et berlines de séries, la marque a également toujours été une référence dans le milieu des sports automobiles. Rallyes, Endurances, voitures de tourismes, DTM, … de très grands pilotes sont passés derrière le volant d’une Audi, on se souvient tous de Michèle Mouton, et plus récemment Tom Kristensen, Allan McNish, … pour ne citer qu’eux. Fondée en 1899, le constructeur a eu fort à faire sur le segment des voitures de prestiges face à une concurrence directe de Mercedes et BMW redoutable. Les résultats sont là, puisqu’aujourd’hui la marque est en grande forme, bénéficiant d’une excellente image de marque grace à son renouveau stylistique et des actions marketing sans failles. Forcement chez Garage des Blogs, nous avons une légère préférence pour les modèles S et RS..

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