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Les 24h Camions, c’est à faire au moins une fois !

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Comme les 24h du Mans sont un peu devenues mainstream, on a trouvé une nouvelle excuse pour aller faire un tour dans la capitale sarthoise : LES 24H CAMIONS ! Bah oui, qui n’a jamais rêvé d’assister à une course de camions ? Rendez-vous donc sur le Circuit Bugatti pour une immersion dépaysante dans le monde du camion de course… Et on n’a pas été déçus !

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Les camions roulent pendant 24h ???

Petit point sur le format, car non, les camions ne roulent pas vraiment pendant 24 heures, et ils n’utilisent pas les box non plus. Pas plus que des mécanos ne changent les quatre roues en une poignée de secondes… Les 24H Camions au Mans, ce sont 3 courses de camions qui se relaient sur la piste : l’European Truck Racing Championship, la Champion’s League des routiers, sous l’égide de la FIA s’il vous plait, puis la Coupe de France Camions et enfin le British Truck Challenge pour une manche française hors-compétition. Pour chacune de ces 3 compétitions, des essais, des qualifications et 4 courses en 2 jours. En pratique, ça roule de 8h à 18h sans interruption.

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Mais ces camions là, ils poussent un peu ?

Oui, il poussent. Fort. Si fort que la vitesse en compétition est limitée à 160km/h. Sans cette limitation, ils atteindraient sans peine les 220 ou 230 kilomètres/heure. Et comme ils pèsent en moyenne 5,400 kilos, il est plus sage de limiter la vitesse max, les infrastructures des circuits n’étant pas tout à fait faites pour recevoir dans les rails ou les grillages des camions à plus de 200… La puissance ? 1200ch. Pas mal. Mais c’est surtout le couple qui est un peu plus impressionnant : 5000 Nm de torsion ! Les 3 catégories présentes des caractéristiques très communes, voici celles de l’ETRC ; la cylindrée est de 13000cc avec une bride d’admission turbo de 65mm maximum, le poids mini est de 5,4 tonnes avec 3,2 tonnes sur l’essieu avant et 2,2 tonnes sur l’essieu arrière, toujours au minimum. La boite de vitesse doit être manuelle et sans assistance de passage de rapport. Et pour le fun, l’ABS, l’ESP et le Traction Control sont interdits. Avec un pont arrière bloqué à 100%. A L’ANCIENNE ON A DIT.

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Et le format des courses c’est comment ?

C’est du classique, comme dans beaucoup de disciplines sur circuit. En format sprint. Prenons l’exemple du Championnat d’Europe Camions. La durée d’une course est de 25 minutes, soit 11 tours au Bugatti. Et pas de passage aux stands, il n’y en a pas. Le week-end commence par deux séances d’essai de 30 minutes chacune le samedi matin. Vient ensuite la séance de qualif vers midi, pour 10 minutes, puis la qualif Superpole aussi sur une durée de 10 minutes. Deux courses se déroulent l’après-midi, en alternance avec les manches des deux autres compétitions. Le dimanche ont lieu les deux dernières courses, avec en plus une séance de warm-up le matin.

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Et ça roule comment, un camion de course ?

Non, les camions ne prennent pas l’aspi. L’aéro est tout relative… Mais les courses impressionnent par le simple fait que ce sont des camions de course qui courent ! Une douzaine de ces monstres lancés à pleine vitesse dans la ligne des stands, c’est quelque chose à voir une fois dans sa vie. Surtout qu’il ont des performances très proches et que les courses sont très disputées, les engins collés les uns aux autres, à attendre une ouverture, ou plus vraisemblablement, une erreur de pilotage. Les dépassements ne sont pas super nombreux, mais la bagarre est réelle et les contacts permanents. Il y a pas mal de dégâts sur les camions, les panneaux de carrosserie volent vite, contacts après contacts. Mais comme dit plus haut, l’aéro est toute relative.

Côté comportement, en raison de la puissance uniquement transmise aux roues arrières mais aussi à la répartition des masses et avec l’impact du mouvement de balancier de la cabine en virage, les camions sont très sur-vireurs. Un seul moyen pour compenser et rendre l’équilibre de conduite: augmenter l’angle de chasse des roues avant. Cela permet de réduire la surface de contact des roues avant et de sous-virer. Le juste dosage permet un pilotage précis et efficace en sortie de courbe. Mais du coup, les angles de chasse nécessaires sont très impressionnants sur ces machines ! A vue d’oeil, plus de 40 degrés… Ca fait drôle !

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Et y’a du monde alors ?

Plus que le bruit, ou la puissance des monstres sur la piste, ce que je retiens surtout de cette journée aux 24h Camions, c’est la passion omniprésente. Et le monde, partout, tout le temps. Les fans de courses de camions sont fidèles et nombreux. Les tribunes sont pleines à faire rougir d’autres disciplines moins bien loties en supporters. C’est une famille des fans de sports mécaniques que je ne connaissais pas, mais leur passion est communicative et l’ambiance incroyable. Sur le week-end, ce sont plus de 60.000 personnes qui viennent aux courses, en famille, casquette de leur écurie camion préférée sur la tête… Une popularité qui faisait plaisir à voir !

And a final word in English to thank again Sam Smith from the ETRC Media Team for having us in Le Mans 🙂

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