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2300 kilomètres en Hyundai KONA electric, entre Paris et Oslo

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2300 kilomètres en Hyundai KONA electric, entre Paris et Oslo

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Un roadtrip en électrique ? Quelle drôle d’idée. 2300 kilomètres et 4 jours plus tard, loin de vouloir prouver quoi que soit, on retient surtout les qualités de la KONA electric, plus que les approximations de notre périple. Et cette auto n’en manque pas. De qualités.

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votre mission, si vous l'acceptez

« Allo le GDB ? Vous auriez quelqu’un de dispo la semaine prochaine ? On a une KONA electric à Paris et on doit la remonter à Oslo. Ca vous dirait un petit roadtrip ? » C’est à peu près comme cela que ça a commencé. Et comme c’est plus sympa de passer 4 jours dans une auto avec un pote, c’est avec Ugo de BlogAutomobile que l’on a dit en coeur : « Allons-y !! ». On n’a pas tergiversé longtemps, et l’itinéraire s’est dessiné rapidement. 4 jours de route, 3 nuits et 5 pays pour un total de 2300 kilomètres. Ce n’est pas très impressionnant dit comme cela, on aurait pu le faire en 3 jours, mais quand c’est pas une course, pourquoi se presser ? Et en y repensant, on n’a pas eu tant de temps que cela, avec des ravitaillements qui prennent un peu de temps, c’était vraiment le bon format.

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De Paris à Oslo

Et la bonne route, elle nous a emmené en jour 1 de Paris à Amsterdam, en traversant déjà 2 pays, puis de Amsterdam à cette ville toute naze de Kiel en Allemagne en jour 2. Ensuite, on est monté au Danemark que l’on a traversé dans la journée sur des routes suspendues splendides pour aller dormir en Suède dans un coin perdu très joli entre Helsingborg et Halmstad. Jour 4, on remonte la Suède vers la frontière norvégienne pour rendre le véhicule à Oslo.

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Côté design

Nous voilà partis à bord de notre KONA electric qui comporte quelques éléments de design extérieurs différents de son cousin thermique, à savoir une calandre spécifique pleine (à l’image de ce qui avait été fait sur la IONIC), des jantes 17’ spéciales pour ce modèle électrique, et quelques autres détails… Mais il a surtout une couleur bien à lui, ce vert assez spécial dont je ne suis pas vraiment grand fan. Mais les gouts et les couleurs… A l’intérieur, plus de changement au niveau de la console pour amener les commandes de l’électrique. Pas de levier de vitesse, mais 4 boutons pour la marche avant, la marche arrière, le neutre et le parking. PAs vraiment besoin de plus. Derrière le volant, les aiguilles ont disparu, remplacées par un combiné digital pratique et très lisible. Il est même doublé d’un affichage tête haute couleur bienvenu, d’autant qu’il est reste visible quand on porte des lunettes de soleil aux verres polarisants – une première ! L’écran central est tactile et de bonne diagonale et le système est réactif. Coté multimédia, l’équipement KRELL est de très bonne facture. Il n’y a pas de faux pas dans cet intérieur et les matériaux et finitions sont aussi dans le coup. Pas de luxe, mais des matières agréables et des ajustements très corrects, tout à fait exemplaires rapportés au prix de l’auto. Et dire qu’on n’a même pas précisé que les sièges électriques étaient à la fois chauffants et rafraîchissants… Quel confort !!

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electric ?

Pour la partie moteur électrique, car c’est tout de même là que se situe la grande nouveauté, Hyundai nous a confié la « grosse » version, en puissance et en batterie : 150KW (soit 204ch) de puissance pour 64kWh de batterie. Ce combo offre près de 480km d’autonomie selon la norme WLTP. Et sur la route, le principal intérêt du tout électrique, ce n’est pas le silence, à moins de rouler à 40km/h en permanence, mais plutôt la nervosité et la souplesse de cette énergie. Avoir l’équivalent de 200ch, c’est bien, mais quand on accélère, on en sent bien plus. Et on a aussi l’impression d’avoir plus de couple que les 395Nm annoncés par la fiche technique. Le KONA electric abat le 0 à 100 en moins de 8 secondes et il pèse 1,7 tonne. Pas mal. Mais ce qui est encore plus bluffant, ce sont les accélérations de 100 à 140 ou les reprises, la vitesse nécessaire à doubler ou à s’insérer. La puissance de électrique, elle est là. Et les bonnes sensations qui vont avec.

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Et l'autonomie ?

Coté autonomie, nous avons pris le parti pour cette balade de ne pas chercher à établir un record de frugalité, mais plutôt de rouler comme avec n’importe quelle auto thermique. Sur autoroute, nous roulions à la vitesse légale, et pas à 100 ou 110. Sauf si c’était… La vitesse légale. D’ailleurs on était tellement pas en mode autonomie max qu’en Allemagne sur l’autobahn, on a été cherché la vitesse max du KONA. Sachez qu’elle est de 187km/h et pas un de plus. On se rend alors vite compte qu’à cette vitesse, on fera pas 400km… Mais que voulez-vous, c’est l’autobahn !! Sur autoroute, on teste aussi les aides à la conduite. Avec le régulateur adaptatif et le freinage régénératif, par exemple,  les idiots qui se rabattent trop près nous faisaient parfois gagner presque 1km d’autonomie. Merci les idiots. D’ailleurs, les palettes au volant ne servent pas à passer des rapports qui n’existent pas avec un moteur électrique, mais à choisir la puissance du frein pour optimiser entre roue libre et régénération. Tout ceci établi, nous avons estimé qu’avec notre conduite pas très économe, nous avions entre 400 et 430 kilomètres d’autonomie réelle. Il est donc tout à fait sensé d’imaginer qu’un ayatollah du kilowatt réussira sans souci à atteindre la valeur d’homologation. Nous, nous étions à 16 ou 17kWh de moyenne au 100km, sans chercher la conduite éco, sur nos 2300km.

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Et la recharge ?

Pour recharger la KONA, nous n’avons rien planifié. On roulait, et quand on approchait des 150 kilomètres d’autonomie, on cherchait une station de recharge dans les 100 kilomètres à venir. Notre autonomie entre deux charges était en moyenne de 350 kilomètres, ce qui permet d’avancer correctement. Et non, nous n’avons pas eu de réelle déconvenue. Seulement quelques erreurs de jeunesse ! Si la KONA peut être rechargée sur des stations rapides à 100kWh, nous n’en avons jamais trouvé en 2300 kilomètres. Les plus rapides étaient des 50kWh. Et heureusement, elles étaient nombreuses aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. Avec cette puissance, on recharge 80% de la batterie en 1h. Une de nos erreurs a été, notamment, de laisser la voiture charger plus d’une heure sur une borne rapide mais limitée à 30 minutes. Voilà comment on perd du temps… Heureusement, nous en avions. Et nous avions aussi une carte NewMotion pour faire le plein en Europe, prêtée par Hyundai. Nous l’avons utilisée 8 fois sur 10 lors de notre roadtrip. Je n’ai pas d’idée précise du cout du kW dans toutes les bornes que nous avons utilisé, mais c’est bien moins rentable qu’une recharge lente à la maison.

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Des mini-galères

Nous avons aussi eu des surprises quand nous pensions trouver une borne quelque part en ville, comme à Kiel en Allemagne, et que par deux fois, les bornes en question n’existaient tout simplement plus. Borne désinstallée, emplacement inaccessible, travaux… Nous avons eu quelques déconvenues de ce type. Il y a aussi les fois où la technologie s’acharne contre nous, comme à Anvers en Belgique, avec cette borne qui n’a jamais voulu charger notre voiture… En fait le maillage est déjà suffisant pour ce genre d’aventure, mais il faut avoir du temps et être un peu dégourdi. Il faut installer des apps, créditer son compte, parfois en danois ou en suédois… Mais les bornes sont là. Il faut juste réussir à s’y connecter. Le seul petit stress que l’on a eu, c’est au soir du 3eme jour, en Suède, dans un charmant hotel de vacances perdu dans la campagne, qui était pourtant doté de 3 bornes Tesla et de 3 bornes standards. Nous avions 90 kilomètres d’autonomie, nous étions à 50km de l’autoroute et ce soir là, nous n’avons jamais réussi à faire fonctionner la borne de recharge… Le lendemain, on a roulé, pour la seule fois du voyage à l’économie, la vraie. Et on a serré les fesses jusqu’à ce que la recharge commence pour de bon, avec nos 20 kilomètres d’autonomie restant !!

Mais nous savions que ces désagréments, nous étions les seuls à les avoir, car dans la vraie vie, personne ne fait ce genre de roadtrip électrique. Ce n’est ni très rapide, ni très rentable. Les vrais gens en électrique, ils seront confrontés aux stations de recharge dans leur pays, dans leur langue… Deux fois par an pour partir en vacances ? Et encore… Le reste du temps, ils chargeront à la maison ou au bureau. Donc oui, ce n’est pas parfait, il faut bricoler un peu et prendre un peu de marge sur les distances…

Mais la vraie info, plus qu’un roadtrip, nous avons  fait 2300 km à bord de la KONA electric. Une distance plus qu’honorable pour se faire un avis. Et bien… Elle est au top ! Nerveuse, maniable, confortable, autonome… Les Norvégiens ne s’y sont pas trompé et en on commandé 7000 exemplaires à son lancement. En France, il faut compter de 38.400eur pour la version 39kWh en finition Creative à 44.900eur pour la version 64kWh en finition Executive, hors bonus écologique.


Pour en savoir plus sur la Hyundai KONA electric.

Constructeur automobile : Hyundai

Hyundai

Hyundai est une firme coréenne active dans de nombreux secteurs : automobile, construction navale, militaire, électronique (écrans plats notamment). Après avoir racheté la marque Kia en 1998, Hyundai Motor est aujourd’hui le 4e constructeur automobile, avec 3,7 millions de véhicules vendus dans le monde. Premier constructeur coréen de voitures, Hyundai est devenu le premier employeur du pays avec 170 000 travailleurs, et deuxième derrière Samsung pour le chiffre d’affaires.

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