Pour une meilleure navigation
tenez votre tablette en
mode paysage

Pour une meilleure navigation tenez
votre smartphone en mode portrait

1000km GT, notre premier rallye de régularité

Garage des blogs
Article

Mercedes-AMG GT-R, une prise en main sportive

Article

1000km GT, notre premier rallye de régularité

Article

Essai Audi Rocket Sport 3

La recette d’un long week-end réussi ? 1200 kilomètres de Versailles à Genève, de grosses GT, de petites Mini… Et un bon roadbook. Facile non ? Nous avons pris part aux 1000km GT, un rallye de régularité organisé par Happy Few Racing auquel ont pris part quelques 21 autos. Mini, partenaire du rallye, a engagé quelques auto, nous invitant à prendre part à l’aventure. C’est parti, au portail tu prends à gauche…

1

Les 1000km GT

Le principe de ce rallye de 1200 kilomètres (en vrai) est de rallier Genève dimanche en partant de Versailles jeudi midi, le tout sans GPS et autoroute, mais en suivant le roadbook papier mis à disposition par l’organisation.

Entièrement sur route ouverte, on doit bien sûr respecter le code de la route. Le rôle du copilote est critique, car c’est lui qui doit lire le roadbook et faire la navigation à son pilote. La compétition ne passe donc pas par la vitesse mais par la régularité. On y reviendra.

La première et plus longue étape est Versailles – Dijon pour un temps sur la route de près de 7 heures. Vendredi nous irons de Dijon à Megève, samedi les épreuves se dérouleront dans les Alpes autour de Megève et enfin dimanche nous rallions Genève pour le déjeuner de clôture.

2

Un plateau de rêve

Cela ne vous aura pas échappé, dans 1000km GT, il y a… GT. Et on n’a pas été déçu. AC Cobra, Bentley, Ferrari, Jaguar, Lamborghini, Porsche, Maserati, McLaren… Quelques belles anciennes et surtout des GT modernes, peut-être plus fiables (et confortables !) pour abattre les kilomètres.

Gros coup de coeur pour la doyenne de l’épreuve, une Jaguar Type-E de 1963, sans oublier deux AC Cobra, reconstructions officielles de chez Carol Shelby. Des Ferrari 458, des California, une F430, des Porsches Turbo S, une GT4 et autres cabriolets, deux McLaren dont une 650S “XP1” Le Mans, une Bentley Continental GT Convertible, une Maserati 2.24V et enfin l’ovni la Lamborghini Aventador SV Roadster, un modèle exceptionnel de rareté, sorti à 500 exemplaires. De quoi faire sensation en traversant les nombreux villages croisés sur le parcours.

3

Le Roadbook

1200 km donc, de Versailles à Genève en passant par Megève et notamment le très beau col d’Aravis. Au profil plutôt sinueux, le tracé était stratégique pour correctement performer sur le rallye.

Jour 1 – Versailles à Dijon(~430 km)
Grand départ, on quitte la région parisienne par les forêts de la Vallée de Chevreuse et du Gatinais afin de rejoindre les routes fleuries de l’Yonne et glisser doucement vers un paysage jonché de vignes.

Jour 2 – Dijon – Vonnas – Megève (~280 km)
Après avoir rejoins la mècque du bon vin, l’aventure continue et les paysages se transforment. On laisse les vignes s’effacer derrière nous au profit des premiers cols. Les vitesse moyennes chutent.

Jour 3 – Megève – Beaufort – Megève (~290 km)
Journée stratégiques. Au cœur de la vallée de l’Arve, les choses se corsent. Les routes de montagnes et les cols sont un véritable casse-tête pour les vitesses moyennes. Trafic aléatoire, tracé sinueux à l’extrême et les camping-cars. Étape d’autant plus importante qu’une étape de nuit nous attend. L’orage et le brouillard nous ont fait le plaisir d’être de la partie !

Jour 4 – Megève – Genève (~130 km)
Tels des guerriers de retour du front, on aborde la dernière étape un certains sentiment d’accomplissement. Le plus dur est derrière nous et la dernière étape n’est pas chronométrée. Seul impératif : arriver le plus vite possible à La Reserve : haut lieu de gastronomie à Genève et ligne d’arrivée de cette édition des 1000 km GT.

4

La régularité ?

Faire la course sans aller vite, tel est le principe de la régularité. Sur certains tronçons du parcours, on tombe sur un checkpoint. A partir de celui-ci et jusqu’à suivant, on établit une vitesse moyenne de référence qu’il faudra ensuite tenir sur l’épreuve suivante. La difficulté est donc, sur le parcours de référence, d’établir une vitesse moyenne que l’on pourra reproduire.

Nous n’empruntons que le réseau de nationales et de départementales, la bonne vitesse en plaine se révélant être autour de 60 km/h d’après les participants au rallye. Nous étions en plaine entre Versailles et Dijon et ne sachant pas trop comment se réguler, on a tout fait à fond… Ce n’était vraisemblablement l’idée du siècle, idiots que nous sommes, et nous terminons la première épreuve de régularité avec une moyenne de 78km/h…

Cela a bien fait rire les pilotes plus aguerris à la régularité. Pourtant, lors de l’épreuve suivante, nous avons réussi à tenir la cadence pour s’établir à une honorable 9ème place, le tout avec la moyenne de vitesse la plus haute. Pour la suite, à l’approche des Alpes, nous allions à nouveau établir une vitesse de référence, qu’il faudrait ensuite tenir par deux fois, en journée, puis…de nuit.

5

Surprise du chef, l’épreuve de nuit. Et de pluie.

Sans doute, l’étape la plus redoutée de tous. Tenir une vitesse moyenne en montagne n’est déjà pas simple, mais de nuit et sous l’orage : ça devient un véritable défis. Ça tombe bien, nous sommes des hommes de challenge et on y allé à fond. Même à un moment on a atteint les 22 km/h. Vous l’avez compris, gagner n’était pas une priorité ce soir là. Revenir entiers, c’était déjà bien.

On s’attaque, à la lumière de nos phares, aux routes de cols, mais très vite notre visibilité tombe à un seuil proche de celui de Gilbert Montagné. La concentration est alors au maximum. Très vite, les écarts se resserrent entre les participants et nous ne formons plus qu’un immense convoi de supercars très peu convainquant face aux intempéries et l’étroitesse des routes.

A ce moment là, toutes nos pensées vont pour le vaillant propriétaire de l’Aventador SV jusqu’à ce que l’on se rappelle que les AC Cobra, elles, n’ont pas de toit. Le sourire alors revient et on termine l’étape avec la satisfaction – au moins – d’être au sec.

6

Notre MINI Cabrio JCW

Sans doute la voiture la plus petite, la moins puissante et la moins rare du plateau, notre MINI Cabrio JCW n’a pour autant, a aucun moment failli à sa tâche : nous faire profiter pleinement des 1000 km GT. En effet, la bonne voiture pour ce rallye routier est une voiture dans laquelle on peut aussi bien faire tourner les têtes qu’attaquer ou cruiser.

Avec sa robe grise pourtant discrète, impossible de passer inaperçu au volant de notre petite bombinette. En effet, en mode Sport (activé 97% du temps), l’échappement laisse sortir quelques pétarades qui ne laissent planer aucun doute quant au caractère de cette sportive de petite taille.

Dans l’effort, le bloc 4-cylindres de 231 ch ne manque de bonne volonté. On sent que le différentiel avant travaille et fait son maximum pour transmettre du mieux possible la puissance au sol. Les 320 Nm de couple permettent des relances honorables notamment en sortie de virages sinueux.

Cependant, pour atteindre notre belle moyenne de 78 km/h en montagne, nous étions obligé de sollicité notre monture sans ménagement et avons rapidement atteint ses limites. Si le châssis ne souffre d’aucun défaut majeur, les freins ont beaucoup soufferts en montagne et nous on poussé à lever pied en liaison tant le mordant devenait lointain. Malgré un ESP déconnecté.

Enfin, si la direction reste lourde, la voiture demeure précise. Cela confirme que la MINI Cabrio JCW est davantage taillée pour le cruising sportif que l’attaque permanente, mais fort heureusement les 1000 km GT sont affaire de régularité et non de sprint.

7

Top 3 des anecdotes

Vous vous doutez bien que sur un rallye long de 1200 kilomètres, sur 4 jours, il y a un peu de place pour les dérapages et autres anecdotes… Voilà nos 3 fun facts préférés :

3. La voiture qui remporte le rallye avec la plus faible moyenne, autour de 35 km/h, est une voiture très rapide… La McLaren 675LT ! Une moyenne si basse que la prochaine édition du rallye devrait se doter d’une vitesse minimale à respecter. Parce que la tortue et le lièvre c’est bien mignon, mais pas trop longtemps !

2. Nos deux valeureux participants en AC Cobra n’avaient pas de toit sur leur auto… Et durant l’épreuve de nuit, samedi, nous avons affronté un bel orage. Cela n’a pas empêché de compléter l’épreuve de plus de 2 heures, rentrant dans un état d’humidité avancé ! Trempés jusqu’aux os, tout comme l’intérieur de l’AC Cobra, moquette gorgée d’eau. Quel courage !

Et le meilleur pour la fin…

1. Lors de cette même épreuve de régularité de nuit d’une durée d’environ 2 heures, une boucle autour de Megéve, une des voitures n’avait pas encore rallié le checkpoint plus d’une heure après le dernier… Coup de fil inquiet de l’organisation à la Ferrari perdue : se trompant de page sur le roadbook, les deux participants sont partis vers Genève, ne se rendant compte de leur erreur que bien tardivement :

“C’est quand on arrivait à la frontière qu’on a compris qu’on était sur la mauvaise route”

Résultat, plus 4 heures sur la route le temps de revenir (par l’autoroute !) et une disqualification pour cet équipage qui était alors sur le podium…

Crédits photos :
GDB.tv – Antoine Delaby & Guillaume Fercken
Happy Few Racing – Loïc Kernen, Geoffray Chantelot & Mathieu Bonnevie

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à naviguer sur ce dernier, nous considérons que vous acceptez l’utilisation des cookies.

|